L'INTERSIGNE
Définition:
Un intersigne est un lien mystérieux établi entre deux faits qui se produisent au même moment, souvent à de grandes distances l'un de l'autre, et dont l'un est considéré comme le pronostic de l'autre ; ainsi le portrait d'une personne aimée se détache du mur, et l'on apprend qu'au même moment cette personne est morte ; c'est une autre forme de la seconde vue, connue en tant que phénomène de télékinésie au moment de la mort.
Histoires mystérieuses et témoignages sur les intersignes:
La mort du Général Havelock-Allan:
L'une des circonstances les plus impressionnantes qui se rattachent à la mort du regretté général Henry Havelock-Allan - mort qui a eu lieu dans les brousses de l'Afridiland [1] - c'est cette mystérieuse coïncidence qui s'est réalisée dans la caserne du 2e bataillon des Fusiliers du Northumberland, et précisément dans la salle du mess des sous-officiers.
Ce bataillon appartient à la brigade des volontaires du district nord-ouest de l'Angleterre, qui, depuis le jour de sa formation, a toujours été commandée par le lieutenant-général en question. On avait réalisé des modifications importantes dans la salle du mess; après les restaurations, elle avait été ornée d'un superbe portrait du général. Or, ce portrait se détacha inexplicablement de la paroi, tombant sur le parquet, le mercredi 29 décembre, à 3h40. C'était l'heure où le général avait quitté son escorte pour continuer seul le chemin vers Jamrud, à travers un pays ennemi.
Le lendemain son cadavre fut retrouvé et la nouvelle fut télégraphiée en Angleterre. Lorsque l'annonce de sa fin tragique parvint au bataillon Fusiliers, le sergent-major et les autres militaires présents ne purent s'empêcher de remarquer le rapport avec l'incident qui s'était produit dans la salle du mess - incident si étrange et si incompréhensible que les témoins avaient pris note de l'heure et du jour où cela s'était produit.
Il faut reconnaître que la coïncidence est extraordinaire et inexplicable, puisque l'heure où le général a été massacré par les tribus rebelles est presque la même que celle où son portrait tombait dans la salle du mess des sous-officiers.
1. Territoire d'une tribu pachtoune localisée dans la région de la passe de Khyber entre l'Afghanistan et le Pakistan.
Les cas examinés par le professeur A. Alexander
Le professeur A.Alexander était membre de la Société anglaise des recherches psychiques, et résidait à Rio de Janeiro. En 1898 il a fait parvenir au Congrès spiritualiste international un long rapport contenant de nombreux incidents paranormaux qu'il avait examiné. Nous vous présentons ici deux des cas ayant retenus notre attention et traitant des intersignes et de la télékinésie au moment de la mort.
1. La promesse d'une grand-mère
« Dans la maison de senior Carlos Jansen, un petit portrait de sa mère a été projeté par terre le jour même où cette dame mourait en Allemagne. Quand elle se trouvait au Brésil, elle avait promis à l'un de ses petits-fils, qu'elle aimait tout spécialement, qu'au cas de sa mort, elle le lui annoncerait en faisant tomber son portrait – ce qui se réalisa en effet. Dans cette circonstance, le portrait n'étant pas pendu à la muraille, mais posé sur un meuble et incliné vers la paroi, contre laquelle il était appuyé. »
Cette histoire est particulièrement intéressante à cause de la promesse faite de la vieille dame à son petit-fils, de lui annoncer sa mort en faisant tomber son portrait. Cette circonstance impressionnante qui rend d'autant plus improbable, du point de vue de sa famille, la coïncidence fortuite, en faveur de l'hypothèse de la présence spirite. En effet, si dans cet épisode l'objet désigné tomba conformément à la volonté manifesté par la dame durant sa vie, ceci constitue une raison de croire que la volonté de la morte n'est pas étrangère à la chute de l'objet, et donc qu'elle était spirituellement présente.
2. Le dernier adieu d'un jeune officier
« Ce cas parle d'un jeune officier brésilien, qui est mort au cours de la guerre contre le Paraguay. Un soir, avant que son décès fût connu à Rio de Janeiro, sa mère était en train de raconter quelques circonstances de son enfance et, voulant commencer une phrase par les mots: ”Quand Andronico est né”, elle a fait un lapsus linguae et a dit: “Quand Andronico est mort”. La mère fût sinistrement ébranlée par l'incident et pendant que les personnes présentes s'efforçaient de la convaincre de la futilité de l'incident, on a entendu un bruit dans la chambre d'à coté, tel un objet tombant au sol. Les assistants accoururent aussitôt et trouvèrent le portrait d'Andronico tombé par terre. Qu'on remarque que le portrait était attaché à la paroi par deux clous solides et que le cordon qui le soutenait était en parfait état de conservation. Peu après arriva la dépêche annonçant la mort du jeune officier.»
Autre exemples d'intersignes:
* Un jour, des enfants qui se promenaient virent un homme étendu et mouillé qui semblait mort et dont les yeux ouverts paraissaient regarder l’un des enfants. L’enfant en question dit aux autres « C’est mon père ! » puis s’évanouit. Quand les autres regardèrent vers le buisson, ils ne virent rien. Peu après, le petit garçon eut la nouvelle de la mort de son père qui s’était noyé en tombant du haut d’un mât.
* Un jour, un homme de la Ruée était à dire ses prières. Il vit un enterrement qui passait à quelque distance de lui ; un homme portait la croix, puis vinrent la châsse, les prêtres, des hommes et des femmes, et il y avait parmi eux des gendarmes.
Huit jours après, un homme du village mourut, et son enterrement eut lieu comme celui que l’homme avait vu, avec des gendarmes qui s’y trouvaient.
* Un matin de bonne heure, un fermier qui tirait de l’eau à son puits, vit arriver dans sa cour une charrette attelée qui ne faisait aucun bruit, puis quatre hommes sortirent de la maison dont pourtant il avait fermé la porte, portant une châsse qu’ils chargèrent sur la charrette. Il fit part à ses voisins de la vision qu’il avait eu et ceux-ci lui dirent que c’était certainement l'intersigne d’un homme qui était né dans la maison et qui mourait au loin.
* Etant à la veillée au coin du feu, une jeune femme entendit plusieurs coups frappés violemment dans un coin de l’appartement. Elle se leva mais ne vit rien. Les jours suivants, sa sœur, qui vivait aussi dans le même appartement, vint à mourir, et le fossoyeur apporta chez la jeune femme le bois destiné à porter le cercueil au cimetière. Il déposa l’ensemble juste à l’endroit où les coups étaient apparus peu de temps avant.
Si vous aussi vous avez été témoin d'intersigne, n'hésitez pas à en faire part.