Légendes du Québec (et du Canada)

Venez discuter ici des vidéos du site et de celles que vous avez trouvé sur le net concernant les mystères et les légendes.

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Re: Légendes du Québec

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 01:53

Légendes du Pont Jaques-Cartier

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Trois faits historiques curieux concernant le pont Jacques-Cartier à Montréal:
•Selon les plans initiaux, le pont devait partir de la rue de Bordeaux. Cependant, Hector Barsalou, propriétaire d’une petite usine de savon dans la rue de Lorimier près du boulevard de Maisonneuve, refuse de céder son terrain pour laisser place à l’entrée du pont. Les lois d’expropriation des terrains donnant raison au propriétaire, l’emplacement de l’entrée du pont est donc changée.

C’est après cet incident qui a coûté des millions de dollars à la municipalité et au gouvernement du Québec que la législation a été modifiée, donnant plus de pouvoir aux autorités pour résoudre ce type de problème.
•La pierre angulaire du pont, posée au moment du début des travaux de la construction, le 9 août 1926, contient une «capsule témoin de l’époque»: 59 objets les plus communs utilisés par les Montréalais dans les années 1920 y ont été placés. La capsule pourra être ouverte dans un futur lointain, lors de la démolition du pont. Cette pierre angulaire se trouve au coin des rues Notre-Dame et Saint-Antoine.

•Il existe une légende urbaine au sujet du pont. Certains prétendent que les quatre embouts de la travée principale du pont, qui ressemblent aux pieds de la tour Eiffel à Paris était destinés à l’origine à la construction d’une copie de cette tour à Montréal. Mais l’érection de cette tour Eiffel montréalaise aurait été annulée au moment de la Grande Dépression de 1929. Ceci est faux, car les premiers plans du pont, dressés en 1925, prévoient déjà ces embouts de six tonnes chacun.
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Re: Légendes du Québec

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 01:55

Un défi à Satan
(conte philosophique et moral gaspésien)

Le village de Barachois est situé près de la ville de Percé et du parc de Forillon.

Un matin, deux pêcheurs ivrognes partent de Barachois en bateau pour rejoindre des amis à cap Bon-Ami sur la pointe de Forillon. Déjà ivres au départ, les deux amis emportent avec eux une cargaison de whisky. Arrivés devant le cap, un des marins croit apercevoir Satan en haut de la falaise. Il se met à blasphémer, lance sa bouteille sur le cap et crie des injures à celui-ci.

Une grosse voix grave venant de la falaise leur fixe alors un rendez-vous en mer en leur promettant «un régal qu'ils n'oublieront jamais.»

Revenus à Barachois, ils racontent leur rencontre avec le diable et son invitation. Le lendemain matin, par une mer très calme, ils partent pour la pêche. Dès qu'ils arrivent au large, une vague géante renverse le bateau, les deux hommes se noient et la mer redevient calme subitement.

Lorsqu'on retrouve les corps de malheureux un peu plus tard, ils tiennent encore leur bouteille à la main!

Conclusion: Prenez la mer, pas les risques! Si vous buvez, restez chez vous! La mer est dangereuse.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:04

Légende de Malobiannah


Voici une triste légende des Malécites ou Wolastogiyik comme s'appelle ce peuple qui habite au Nouvau-Brunsiwck, en Nouvelle-Écosse et au Québec depuis les temps immémoriaux.

Le peuple malécite vivait sur les berges du grand fleuve Woolastook (Bonne-Rivière, aujourd'hui, la rivière Saint-Jean du Nouveau-Brunswick) et de la rivière de Madawaska (Rivière du Porc-Épic). Une bourgade qui s'appelait Petit Sault, occupait une partie du territoire de ce qu'aujourd'hui est devenue la ville d'Edmunston, à l'embouchure de la Madawaska.

Une nuit, des centaines de guerriers iroquois envahirent le territoire malécite. Ils brûlèrent toutes les maisons du village de Petit Sault et tuèrent à plusieurs hommes et femmes. Ils capturèrent d'autres pour en faire leurs esclaves.

Les Iroquois obligèrent une jeune prisonnière du nom de Malobiannah, à leur servir de guide en aval vers Médotec, oû vivaient d'autres Malécites. Ils sont arrivés vers le fleuve Woolastook et à la nuit tombée, une flottille de canots d'écorce de bouleau liés ensemble s'est laissée emporter par le courant du Woolastook ou Bonne Rivière.

Fatigués, les guerriers s'endorment, à une cinquantaine de kilomètre du Petit Sault. Un bruit sourd éveille les guerriers, mais la jeune fille Malobiannah leur fait accroire qu'il s'agit de l'Aroostook, un autre cours qui se jette dans le fleuve avec un grand bruit.

Les guerriers se calment, oh, malheureux! Le grondement s'approche et s'amplifie. Finalement, ils s'aperçoivent avec l'horreur indescriptible des chutes Chickuenicgapiok ou Géant destructeur (aujourd'hui connues comme le Grand Sault). Les guerriers pagayent pour s'éloigner des chutes, mais, hélas, c’est trop tard!

Un puissant courant entraîne tous les canots et tous les guerriers dans un gouffre insondable. Semblables à d'immenses plumes d'aigles, les eaux tumultueuses du Grand Sault se fracassent sur les macabres rochers de granite et dévorent l'armée ennemie.

Tous ont péri, mais Malobriannah s'est transformé en un oiseau qui s'envola. Aujourd'hui, le peuple malécite se souvent de l'héroïne qui a donné sa vie pour la liberté et la survie des siens.



Le commencement du monde Haida


Après que le Grand Créateur ait créé le monde, il a placé le peuple Haida sur les îles les plus belles au monde (aujourd'hui, on connaît ces îles comme Îles de la Reine Charlotte - Queen Charlotte Island, en Colombie-Britannique). Hélas, les gens ont commencé à se bagarrer dès le début de leur existence. Il y avait des scandales, des cries, d'insultes, de petites guerres…

Alors, le Grand Créateur descend du ciel et dit au peuple que si les gens ne cessent pas de se battre, de disputer, de se poser des ultimatums et de menacer les uns aux autres, il détruira les êtres humains.

Les Haida ont essayé de vivre selon les leçons données par le Créateur, mais leur jalousie, avarie, haine et autres qualités mauvaises ont fait oublier qu'il fallait vivre en paix. Ils recommencent donc leurs batailles.

Alors, le Grand Créateur descend du ciel une deuxième fois et promet cette fois que si la dispute ne cesse pas, il va transformer tous les mauvais gens en cèdres.

Eh, bien, pour faire une longue histoire courte, la troisième fois, le Créateur accomplit sa promesse.

Désormais, il y a beaucoup de cèdres rouges dans les parages. On les utilise pour faire des canots et des maisons. Leurs racines sont utilisées pour faire des médecines, des matelas et des outils. On prend la fibre et l'écorce pour les vêtements. Et on en fait même de la nourriture du bois jeune. Mais le peuple de Haida honore ces arbres parce qu'ils ont été des gens. Mauvais gens, c'est vrai, mais ils ont payé leurs péchés, alors, il faut oublier les mauvaises choses et honorer les cèdres.




Légende KootenayComment les animaux montèrent au ciel


Le peuple de Kootenay qui vit en Colombie-Britannique connaît bien l’histoire des animaux qui montèrent vers le ciel.

Voici comment cela s’est produit :

Un jour, tous les peuples des animaux se sont dits qu’ils étaient las d'habiter sur la Terre. Alors, ils ont décidé de déménager vers le ciel pour habiter dans le Monde des Hauts. Malheureusement, personne ne savait comment s'y rendre.

Alors, les ours ont eu une belle idée : ils ont proposé de tirer des flèches vers le ciel. Il suffisait qu’une seule flèche s’accroche pour qu’on puisse monter sur une corde qu’on attacherait à la flèche. Eh, bien… des animaux ont tiré un grand nombre de flèches sans succès. Finalement, une flèche est volée si haut qu’elle s’est accrochée au ciel. Tous les animaux montèrent, à l’exception du chat sauvage (raton laveur) qui est allé voir ses pièges dans la rivière et ne s’est pas aperçu que tous les autres animaux étaient partis.

En apprenant qu’il restait seul, le raton laveur est devenu très frustré et furieux. Alors, il a tiré de la corde qui liait le ciel et la terre. La corde est tombée et a formé la chaîne des montagnes Rocheuses.

Les animaux qui étaient de visite dans les cieux ne savaient pas comment rentrer. Certains d’entre eux ont sauté et se sont transformés en oiseaux. Ainsi les oiseaux sont nés.

D’autres sont tombés dans les eaux et ainsi les poissons sont apparus. Les plus timides ont eu peur de sauter et sont devenus étoiles et constellations. C’est pourquoi nous voyons tellement de constellations ressemblant à des animaux.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:07

Au feu !

Comme la plupart des municipalités québécoises ayant déjà une histoire plus que centenaire, Saint-Zéphirin-de-Courval n'échappe pas à la tradition des racontars. Des contes sont jadis nés dans Courval et nous sont aujourd'hui parvenus grâce à l’étonnante mémoire de la tradition orale.

Voici donc, deux contes qui, à l’époque parcoururent les chemins de Saint-Zéphirin colportés autant par les notables que par les quêteux.


Au feu

En cet été de fin du XIXe siècle, la vie suit son cours paisible, mais le feu couve à l’ombre de la forêt.

En peu de temps, l’incendie éclate et prend rapidement des proportions presque gigantesques en raison de la sécheresse qui persiste depuis quelque temps déjà à Saint-Zéphirin de Courval.

On alerte les gens des environs qui viennent aussitôt sur les lieux afin de combattre le feu qui menace déjà plusieurs terres à bois. Cependant malgré la rapidité d’intervention de ceux-ci, l’élément destructeur continue de gagner en force et à s’étendre aux boisés environnants. La situation semble incontrôlable et le feu se déplace en direction de la terre à bois du curé qui est immédiatement averti de la chose.

N.E. Ricard, curé des lieux, décide de prendre les choses en mains et confie à un des ses paroissiens une bouteille pleine d’eau bénite qu’il charge ce dernier de verser sur une ligne continue en bordure de l’incendie.

Le paroissien retourne aussitôt sur les lieux de ce qui se prépare à être un désastre et verse, conformément aux directives reçues du curé Ricard, le contenu de la bouteille en bordure de la ligne d’incendie.

Encore quelque temps l’incendie persistera; mais il s’éteindra de lui-même sans jamais avoir traversé la ligne marquée à l’eau bénite préservant ainsi la plus grande partie des terres à bois de la région.



Le puits


On s’agite beaucoup ce matin-là à Saint-Zéphirin de Courval, le feu embrase un bâtiment du village. Tout le monde travaille à combattre l’incendie qui ne manifeste aucun signe d'affaiblissement. Les réserves d'eau ne sont pas à proximité du brasier ce qui complique le travail des volontaires qui craignent le pire: voir le feu s’étendre à d’autres bâtiments du village.

Le curé Ricard, qui assiste à tout ceci, ordonne à celui qui semble diriger l’ensemble des opérations, de prendre l’eau à même un petit puits situé non loin de là. Le paroissien en question hésite un peu à se soumettre à cette directive, sachant très bien que ce petit puits est presque à sec et que ce geste ne sera pas d'un grand secours.

Tout de même, il décide de se rendre au désir du curé et oriente les pourvoyeurs d’eau vers ledit puits. Le travail se poursuit inlassablement et avec de plus en plus d’ardeur lorsqu'il semble que le feu est en voie d'être éteint. On lance autant d’eau que possible, on veut noyer le feu, et on y réussit; l’incendie est éteint et ce, en grande partie, grâce à un petit puits qui, mystérieusement, fournit beaucoup plus d’eau que sa capacité ne le permettait; on aurait dit que le puits était intarissable.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:27

Pour en revenir avec les monstres aquatiques (voir Ponik, Memphré et Champ dans ce même topic), je continue avec d'autres légendes de monstres du Québec et du Canada:


OGOPOGO

Ogopogo est le nom du célèbre monstre du lac Okanagan, le plus grand lac de la Colombie-Britannique. Ce monstre, connu comme le Nessie d’Amérique du Nord, est le doyen des monstres lacustres en Amérique du Nord.

Bien avant l’arrivée des Européens, les Amérindiens savaient que dans les profondeurs du lac Okanagan habite une terrible créature et leurs légendes en faisaient mention. Les premiers témoignages européens sur le monstre remontent à 1850.

En juillet 1890, Thomas Shorts, capitaine du vapeur Jubila, aperçut la grande créature d’au moins 5 mètres, au large de Squally Point. Le monstre avait une énorme tête de bélier, le brave capitaine tenta de capturer le monstre, mais celui-ci s’échappa.

D’autres rencontres suivirent. Les journaux en parlent à profusion. Plusieurs expéditions furent organisées pour capturer le serpent géant, mais sans aucun succès.

En 1949, M. Leslie Kerry et la famille Watson se promenaient dans un bateau, quand leur embarcation fut attaquée par une créature à la forme reptilienne de neuf mètres de long et avec une queue fourchue!

Les vacanciers en réchappent par miracle. D’autres familles qui pique-niquaient sur les rives, ont vu la scène et ont remarqué que le monstre était noir et avait la peau lisse.

En 1959, M. Dick Miller, rédacteur d’une revue très sérieuse et respectable, Vernon Advertiser, faisait une croisière sur le lac en compagnie de sa femme et d’un couple d’amis. À un moment donné, le groupe aperçoit, à environ 75 mètres dans leur sillage, ce qui paraissait être un serpent. La créature avançait vite. Sa tête était à environ 25 centimètres au-dessus de l’eau. Le monstre avait un museau court et cinq bosses. Sa couleur a semblé proche d’un vert très foncé. Dérangée par le bruit du moteur, la créature baissa la tête et s’enfonça peu à peu sous l’eau. Naturellement, la revue a publié le rapport. Le tirage fut épuisé en 10 minutes et on dut réimprimer la publication qui s’est vendue jusqu’à Toronto et aux États-Unis.

En 1968, Ogopogo a essayé d’attraper un groupe de jeunes skieurs nautiques. Miraculeusement, ils se sauvent, eux aussi. La même année, un film a été tourné par M. Art Folden qui a réussi à surprendre le monstre. Son film fit sensation dans le monde. On y voit nettement une créature d’environ 20 mètres de long (notez que la créature est plus grosse à chaque nouvelle apparition, mais il faut bien reconnaître qu’elle semble avoir bon appétit).

Le 3 août 1976, M. Ed Fletcher, de Vancouver prend cinq photos du monstre. On n’y voit presque rien, en raison de la grande distance entre le photographe et l’objet, mais avec un peu d’imagination, on y distingue notre cher Ogopogo.

Des statues d’Ogopogo ont été érigées à plusieurs endroits autour du lac. Nul doute, ces œuvres d’art ont l’objectif pratique de permettre aux habitants et aux touristes de se familiariser avec l’image d’Ogopogo. De cette façon, ils pourront mieux l’identifier le moment venu.

Le nom du monstre marin, Ogopogo, est un palindrome repris du titre de la chanson humoristique anglaise des années 1920 de William Brimblecombe intitulée Ogopogo Song.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:46

Monstre du lac Blue-Sea


Dans la vallée de la Gatineau, au lac Blue-Sea, une étrange créature habite. Connu sous le nom de Misiganebic, ce monstre emprunte, semble-t-il, ses éléments à plusieurs animaux. Il a des traces d’un énorme lézard avec une tête de cheval et une queue ressemblant une truite.

Les histoires du serpent du lac Blue-Sea ne sont pas d’hier. En effet, plusieurs légendes algonquines en font référence et lui attribuent même un certain nombre de chasseurs disparus et de noyés. Contrairement au lacs de Champlain ou de Pohénégamook, les Amérindiens sont encore là et certains lui font des offrandes. D’ailleurs, tous, les blancs et les Amérindiens parlent de la créature avec un respect, ainsi aujourd’hui l’existence de Misiganebic est un phénomène accepté par la quasi-totalité de la population locale. La taille de la créature, selon des témoignages, serait d’une dizaine de mètres.

L’apparition de cette créature reptilienne n’est pas cantonnée à un seul lac. En effet, les résidents l’ont signalées dans une dizaine de lacs, dont lac Blue-Sea, lac des Cèdres, lac Bitobi, lac des Trente et un Milles, lac Désert, lac Pocknock, lac Deschênes, aux portes d'Ottawa et même dans l’énorme réservoir Baskatong.

Au lac Deschênes, en 1880, une créature «épaisse comme un poteau télégraphique», de couleur «vert sombre», fut aperçue entre le phare et le rivage. Le monstre est donc un serpentiforme voyageur, circulant d’un lac à l'autre, lorsque les rivières et les ruisseaux le permettent. En l’absence de ceux-ci, il n'hésite pas à creuser sa piste dans la terre ferme.

Quant au réservoir Baskatong, ce Misiganebic y aurait attaqué une petite embarcation et a failli la renverser à la fin du XXe siècle. Ensuite, en 2001, un groupe de chasseurs prétendit avoir trouvé la créature et avoir essayé de la rattraper, sans succès: "II n’y avait que dix pieds entre nous et le serpent en furie. Sa tête parut tourner et que le corps immense commença à onduler. Des jets d’eau fusèrent de sa bouche… La bête réussit à briser les attaches et à la fin, les chasseurs excités virent un spasme parcourir l’immense longueur du corps du serpent qui disparut dans les profondeurs et il ne remonta plus."

Quant au repaire possible de la bête, on parle d’une caverne située près de l'eau, une caverne «sans fond».

Trois ou quatre expéditions privées effectuées en vue de repérer le monstre n’ont pas été facilitées par l’importance de la superficie à couvrir dans les forêts de l’Outaouais. Certains disent que Misiganebic pourrait être un plésiosaure survivant de la préhistoire, mais les hypothèses restent ouvertes.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:46

Monstre du lac Aylmer


Une rumeur court depuis plus de trois générations à l’effet qu’un mystérieux monstre hante les eaux noirâtres du lac Aylmer. Plusieurs habitants des rives du lac disent avoir vu ce monstre lacustre qui apparaît régulièrement. Lorsqu'on rencontre ceux qui disent l'avoir vu, il est pratiquement impossible de ne pas croire à l'existence de ce poisson, mais plusieurs n'osent plus en parler sous crainte d'être ridiculisés.

Certaines personnes affirment avoir vu le monstre dans le secteur du quai de Beaulac; d’autres l’auraient aperçu à proximité de l’île des Draveurs, en face de Disraeli. Une chose est certaine, ce monstre a fait beaucoup parler de lui.

Chose étonnante, c'est que tous les témoins ont vu le monstre évoluer à l'endroit habituel, à l'heure habituelle. La créature se rendait du quai fédéral à la pointe du chenal, semblant suivre les courants du lac. Tous sont d'accord pour affirmer que l'étrange bête mesure 20 pieds.

Des témoignages sont nombreux. Le 24 juin 1963, une vingtaine de témoins ont confirmé à Jacques Gagnon, journaliste de La Tribune avoir vu le monstre évoluer pendant cinq minutes. Le légendaire poisson est venu fendre l'eau à moins de 130 mètres des personnes qui se trouvaient devant le club social Montmartre, à Garthby.

Vers 1965, un résident de Garthby aurait même avoué avoir tiré sur le monstre des coups de feu avec son fusil. L'homme est sûr d'avoir le tué, mais le cadavre aurait sombré dans les profondeurs du lac sans jamais en remonter.

Une apparition de trois ou cinq monstres aurait eu lieu en 1977. Cette fois-ci, les étranges créatures avaient l'aspect de phoques ou de loutres géantes. En 1991, dans la Moose Bay des dizaines de riverains ont observé, alors que le lac était calme, un immense objet noirâtre à la surface de l’eau se déplaçant avec rapidité.

Le 15 octobre 2005, M. Mario Lavoie a vu et photographié une étrange créature à environs 50 pieds du rivage devant sa résidence du chemin de Stratford.

Les versions expliquant la présence du monstre ne manquent pas. Certains prétendent que des esturgeons seraient demeurés dans le lac après la construction des barrages. Ces esturgeons ont grandi et auraient aujourd’hui une taille énorme. Ce sont ces poissons gigantesques qui seraient aperçus de temps à autre par des riverains.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:52

Lenusic, le monstre du Lac-aux-Castors

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Sur les bords du lac aux Castors, un immense plan d'eau intérieur situé au pied du Mont-Royal, en bordure du chemin Camillien Houde, on peut lire ceci sur les pancartes que entourent ce plan d'eau presque infini:

"Avant que l'homme blanc, sans imagination et trop pragmatique, ne vienne ici, le terrible monstre du lac, Lenusic (l'Esprit du lac en iroquois) - était bien connu des Iroquois superstitieux. On croyait que sa cachette était une grotte dans la montagne, et l'on y amenait de petits animaux en canoës pour appâter cette terrible créature. On croit que c'est ce monstre qui a causé l'extension des tribus amérindiennes de la bourgade d'Hochelaga sur l'île de Montréal. Jusqu'à nos jours, Lenusic est vu plusieurs fois chaque mois, et il dévore régulièrement des hommes imprudents."

Sans blague, il s'avère que ces quelques mots sont vrais, tel qu'en témoigne une jeune femme qui, étant partie prendre un bain matinal, a croisé une créature énorme qui a fait surface devant elle. D'environ trente mètres de long et d'un bon mètre quatre-vingt de large, le monstre avait une peau rouge foncé, le dos zébré de bandes claires, sa queue était tachetée et dépourvue d'ailerons, un peu comme celle d'une énorme baleine…

Mais cette femme, qui s'est sauvé par miracle, n'est pas la première personne à avoir vu Lenusic, comme les riverains du lac surnomment la créature, un peu à l'instar des habitants du Loch Ness qui appellent leur monstre Nessie ou de ceux du lac Memphrémagog qui ont leur Memphré.

En effet, les témoignages confirmant l'existence du monstre du lac aux Castors ne manquent pas et la présence de cette terrible créature dans le lac a provoqué déjà à maintes reprises l'intervention de la Sûreté du Québec. Hélas, la bête réussit chaque fois à s'échapper aux braves policiers en glissant dans de obscurs tunnels souterrains qui relient le lac aux Castors avec le lac souterrain McTavish, le tunnel du Mont Royal, le fleuve et plusieurs lacs des alentours.

Un témoignage de 2009 relate l'aventure d'un groupe de chasseurs qui affirmèrent avoir vu un serpent géant. L'histoire retomba dans l'ombre jusqu'en juillet 2010, où Elena B. fournit un témoignage et une photo du monstre. Il s'agissait d'un reptile rouge-brun de grande taille.

Au début du mois de juillet 2010, Elena B. contemplait avec son père la calme beauté du lac aux Castors, lorsqu'ils remarquèrent que l'eau se mettait à s'agiter, et virent apparaître une tête sur un long cou souple, recourbée au-dessus d'une masse noire. Il ne s'agissait pas d'un poisson. En dépit de son effroi, Elena eut la présence d'esprit de s'emparer de son appareil Sony et de prendre rapidement quelques photos. Elle réussit à en prendre une très nette d'un être apparemment animé, de couleur brun-gris et de forme serpentine. Quelque temps plus tard eut lieu une audition publique au Pavillon du lac, pour appuyer le dépôt d'une loi visant à protéger la créature. Elena y déclara avec ferveur: Je veux simplement que vous sachiez que Lenusic existe. Croyez-moi, il est bien là! La photo fut analysée minutieusement, et authentifiée.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:52

La bête du lac Mékinac

Les pêcheurs du lac Mékinac parlent de leurs rencontres avec un serpent épouvantable. Certains l'auraient vu remonter le boutte du ruisseau entre le lac Long (lac du Missionnaire) et le lac Mékinac. On parlait beaucoup du serpent du Saint-Maurice dans les années 1950. On dit que le serpent habite au Trou du Diable, un grand trou profond au lac Mékinac. Le lac Mékinac a été dravé et plusieurs chantiers de draveurs étaient édifiés autour. À l'époque dejà, ces gens décrivaient la créature qui rassemblait à un serpent avec un tête de vache. Une équipe de plongeurs aurait vu sous l'eau un monstre de plusieurs mètres de taille qui tournait autour. Le Mékinac est relié au lac Missionnaire. Ici, les noyés, ils les perdent comme au Lac-aux-Piles, qui est un lac pas de fond…


Le monstre du lac Williams

Le lac Williams, réputé pour ses grosses prises, dont un maskinongé de 82 pouces pêché en 1977, s'est révélé le véhicule de rumeurs portant sur un monstre lacustre qui y habite. Au fond obscur et vaseux, d'une profondeur maximale d'une trentaine de mètres et d'une longueur de plus de sept kilomètres, ce lac a connu le passage d'une étrange créature, selon les témoignages des habitants du village de Saint-Ferdinand, situé sur sa rive. Les riverains parlent de plongeurs qui ont eu peur en explorant le Williams. La bête aurait été aperçue en face du restaurant le Pouce, à l'entrée de la rivière Bécancour, ainsi qu'à l'autre bout, juste près de la pointe de sable, en face du camping du lac.

Notons qu'un autre lac, le lac Joseph est à côté et ces plans d'eau se connectent, alors, plusieurs sont d'avis que "le serpent du lac" peut se promener entre ces lacs.

Comme ces deux lacs sont entourés de kilomètres de pistes cyclables et de chalets, des dizaines de cyclistes et de vacanciers ont confirmé les témoignages des résidents. Certains ont même vu la bête attraper des oies blanches qui reposent sur le lac lors des périodes de la migration.

En fait, la profondeur moyenne du lac Williams est de 8,5 mètres et il est assez étroit (moins d'un kilomètre de largeur), ainsi il se peut qu'il s'agit d'un gros esturgeon qui se nourrit de doré, de maskinongé et d'achigan, ces espèces qui s'y trouvent au grand nombre. En effet, au Québec, de gros esturgeons de 2 ou 3 mètres de long (et même plus longs) et très voraces ont été découverts par des plongeurs


Le bolide du réservoir Gouin

En suivant le cours de la rivière Saint-Maurice, on aboutit au réservoir Gouin, où habite un monstre connu comme le bolide du réservoir Gouin. Un certain M. Geoffroy, de Parent, a témoigné qu'une fois il l'a apeçu après qu'il était parti du bord du lac Brochu. L'animal faisait une vague, une forme bombée dans l'eau en s'en allant. M. Geoffroy a un moteur de 120 chevaux; il a voulu le pogner à 35 milles à l'heure mais ne l'a pas rejoint, et pourtant, il n'existe pas d'animal qui puisse faire ça.



Le monstre du lac Brompton


Ce lac aux eaux opaques est situé dans la même zone que le lac Memphrémagog. Des rumeurs persistantes parmi des pêcheurs et des occupants de chalets situés aux abord de ce plan d'eau révèlent qu'on y aurait observée à maintes reprises une créature qui avait un dos vert qui rentrait et sortait de l'eau. La partie émergée avait de huit à dix pieds de long. On n'a jamais vu que son dos, alors certains disaient que ça peut être une baleine. D'autres affirment qu'il s'agirait des poissons préhistoriques, avec la bouche par en dessous, tel un requin, qui se tiennent dans l'obscurité. Avec leurs bouches, ils broutent les herbages.

Si on doit se fier aux légendes, de mystérieuses communications uniraient le lac Brompton à d'autres étendues d'eau du pays. Par exemple, plusieurs résidents de Richmond vous parleront d'un passage souterrain entre le Brompton et le lac Rouche ou Lac-des-Vases, qui se trouve à moins d'un mille dans la forêt ainsi qu entre le Brompton et le lac Bowker. Notons que le lac Rouche est relié au lac Brompton par un ruisseau. Le Brompton communique avec la rivière Saint-François, qui s'avère le grand trait d'union entre les lacs à monstres des Cantons de l'Est.



Le Serpent du réservoir Baskatong


On signale le serpent à tête-de-cheval qui fréquent la rivière Gatineau, qui est reliée d'une part, à un cours d'eau majeur, l'Outaouais et, de l'autre, au réservoir Baskatong. On a vu le Serpent à tête-de-cheval tout le long des lacs entre la Gatineau et le Baskatong.



Le serpent du lac Sinclair


Le Lac Sinclair, dans l'Outaouais c'est un lac assez grand, de quelque cinq milles, à fond rocheux, entouré des montagnes. Dans les années 1960, plusieurs témoins y ont aperçu une créature cylindrique d'une couleur claire, brun-jaune pâle, jusqu'à dix mètres de long et d'un demi-mètre de diamètre (les témoignages varient). Elle ressemblait à un tube et il semblerait que cette créature n'avait pas une texture de poisson et n'y avait aucune nageoire. Dans le même lac, il y a beaucoup de petits serpents d'eau et des tortues, mais un serpent d'une longueur de dix mètres, c'est quelque chose d'insolite. Notons que le lac Sinclair est relié à la rivière Gatineau et le Serpent-à-tête-de-cheval du réservoir Baskatong peut y passer sans aucun problème. Dans ce cas, il s'agirait d'une portion du Grand Misiganebic dont parlent les légendes alguonquines!



Les monstres du Lac-à-la-Tortue

En Mauricie, les monstres vont refaire surface et le Lac-à-la-Tortue est cité comme un plan d'eau où il y aurait des poissons immenses. Des pêcheurs vous diront que dans ce lac, il y aurait "des affaires qui dépassent la grosseur habituelle des poissons". Ainsi, des Maskinongés jusqu'à deux mètres de longueur, alors qu'ils n'ont généralement qu'un mètre. Autrefois, les gens avaient peur de s'y baigner… Au fond du lac, il y a des roches et des courants qui lobent (tirent) la ligne. C'est là que vit le gros poisson: des ouananiches de huit livres et un brochet qui dort tranquillement au fond.



Le cheval marin du lac des Sables


Ce cheval marin hante les eaux du lac des Sables dans les Laurentides. Dans les années 1950 et 1960, plus de 100 observations de cette créature ont été rapportées. Plusieurs pêcheurs retrouvent leurs filets de pêche déchiquetés, et commencent à créer des rumeurs qui s'avéreraient vraies. Le cheval marin (plutôt lacustre), serait responsable de tous ces massacres de filets. Cette bête mesurerait environ 5 mètres et les témoins affirment avoir observé une forme ressemblant à celle d’un canot renversé combinée à deux nageoires pectorales et ventrales rôder aux alentours. La bête aurait une tête de cheval sans oreilles et serait un animal amphibien.
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Re: Légendes du Québec (et du Canada)

Messagede Lily-Rose » Ven 9 Sep 2011 02:53

Plusieurs autres lac peuvent être ajoutés à la liste : au lac Saint-François, des témoins pensent avoir vu un monstre à maintes reprises. Les lacs Breeches, Moffat, le Saint-Rémi avec son Gros Brochet, la bizarre "tortue" du lac Commanda ne sont peut-être, eux aussi, qu'un des aspects … sans parler de tous ces lacs du Grand nord du Québec où les humains n’apparaissent que très rarement.

Rappelons que plusieurs cas reliés aux monstres et créatures fantastiques ont des explications plutôt "matérialistes" et bon nombre de ces monstres peuvent être identifiés comme étant des poissons connus mais avec des proportions anormales. Ce sont toutefois des cas quand même intéressants.


Au large des côtes de la Colombie-Britannique, dans les profondeurs de l'océan Pacifique, vivrait un animal étrange et insaisissable. Les preuves de l'existence de ce serpent de mer, baptisé Cadborosaurus ou Caddy pour les intimes, sont minces: on ne compte que de maigres photos d'archives d'un spécimen de trois mètres trouvé dans l'estomac d'un cachalot en 1937 et puis un schéma et une description d'un bébé de 45 centimètres pris dans les filets d'un bateau de pêche en 1968. Il y a aussi bien sûr les observations des naturistes amateurs, navigateurs et vacanciers. Ce grand reptile aquatique posséderait plusieurs bosses, un cou allongé, une tête de chameau et mesurerait de 10 à 25 mètres de long.

Force est d'admettre que quelques spécialistes penchent vers une explication de l'évolution des espèces, notamment, les zeuglodontidés. Selon eux, il y a 25 millions d'années, soit l'époque à laquelle l'espèce a disparu, ces créatures serpentiformes avaient en effet la possibilité de fléchir leur colonne vertébrale hors de l'eau comme semblent le faire les monstres lacustres contemporains. Selon certains experts à, il se pourrait que les zeuglodontes aient survécu, surtout quand on sait qu'aucune autre créature ne semble avoir pris leur place dans la chaîne écologique depuis 25 millions d'années.

En général, toutefois, les paléontologues restent méfiants quant à cette hypothèse car en effet, rien ne prouve qu'avec l'évolution des espèces, les zeuglodontes aient gardé leur forme serpentiforme d'antan. D'ailleurs, aucune des ces créatures n'a pu être capturée et identifiée (ah, oui, l'histoire veut que le 12 juillet 1987, un animal serpentiforme de 14 mètres de long a été tué d'un coup de fusil dans le lac Manitoba, dans la province du Manitoba, pour être ensuite vendu 200000 dollars à un acheteur anonyme, mais malgré une enquête minutieuse, on n'a jamais retrouvé la carcasse de l'animal et l'histoire est un canular réussi).

Ainsi donc, les seules preuves qu'il reste de ces créatures ne sont que des photos ou des films amateurs. Mais qui sait, il se pourrait que ces animaux lacustres soient bien réels et aient su résister au cours de l'histoire en restant cachés. Ils seraient peut être détenteurs de secrets que la race humaine n'est pas en mesure de comprendre.
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