Dans un monde individualiste et compétitif, très hiérarchisé et basé sur la réussite, où sont passés ses Grands Mystiques, ses Grands Saints que l'on vénérait dans les temps passés ? Y aurait-il une sécheresse de la Sainteté dans notre monde du matérialisme où les grands Saints Patrons sont remplacés par les nouvelles Stars d'aujourdhui, parfois même scientologue ou de la kabbale ?
Avec vous des anecdotes, des histoires, des portraits, ou des souvenirs de vos arrières grands mère, à propos de ces incroyables personnages, ces grands mystiques et ces grands Saints, nés pour les autres et pour guérir..?

Le Curé d' Ars, un Saint guérisseur,
Jean-Marie Baptiste Vianney (1786-1859), curé du village d'Ars près de Lyon, est proclamé "Saint" en 1925 et "patron de tous les curé de l'univers" en 1929. Il voit les Saints, converse avec les Anges gardiens et connaît les péchés de chacun. Au cours de sa vie, il entre plusieurs fois en lévitation et après sa mort, son corps s'averera incorruptible.
Arrivé à Ars en 1818, il fonde rapidement une école pour filles, devenue orpholinat, et prend soin des plus pauvres. Au propre comme au figuré, il donne tout à ses paroissiens - au départ deux cents paysans et passe à la fin de sa vie jusqu'à seize heure par jour à confesser. Il meurt d'ailleurs d'épuisement à 73 ans. Vers la fin de sa vie, il confia à l'un de ses proches : "En quarante ans que j'ai vécu dans la paroisse d'Ars, je n'ai pas eu une demi-journée à moi."
Citation d'un autre père : "Il s'agit avant tout pour le curé d'Ars, de guérir les plaie de l'âme, "et quand on est tombé sur un gros péché, il faut avoir recours au médecin, qui est le prêtre, et aux remèdes, qui sont les sacrements." Dès lors, on a souvent comparé l'église d'Ars à un hôpital, "le grand hôpital des âmes". Et aussi, "Il savait l'endroit du coeur où il fallait frappper, et le coup manquait rarement son but.. Ce que d'autres n'auraient pu par de longs discours, il l'opérait d'un seul mot." Il guérit l'âme qui elle même guérit le corps. Mais certains paroissiens se comportent avec leur âme, dès la sortie du confessionnal, comme un malade guérit qui se planterait un couteau dans le ventre !
Si la souffrance devient trop pénible, il encourage le pénitent à s'ouvrir à la miséricorde divine.
Petites histoires du Saint curé ! :
Beaucoup de pécheurs venaient à Ars en cachette, tremblant d'être reconnus. Ils se glissaient parmi la foule, timides, hésitants, prêts à repartir. Mais, grâce à ce don merveilleux d'intuition qui lui permettait de voir à distance et de lire dans les coeurs, M. Vianney les " reconnaissait" bien, lui, sans les avoir jamais rencontrés. Plus d'une fois des incrédules, des libertins, venus en curieux presque hostiles sont repartis d'Ars croyants, purifiés, amis de Dieu et de son serviteur : ces "gros poissons", comme les appelait le Saint, étaient tombés dans le filet, toujours tendu, du pécheur d'âmes.
Toutes les occasions étaient bonnes pour cela.
Un jour, un homme consent à suivre un ami croyant celui-là, qui fait le pèlerinage d'Ars. Mais, pour bien affirmer son incrédulité et ne point passer pour un bigot, il a revêtu son habit de chasse. Il a le fusil en bandoulière. Il s'est même payé le luxe d'emmener avec lui son chien, un très bel épagneul. Sur la place de l'église d'Ars, il y a foule. Les deux compagnons font halte. Justement, voici le Saint qui s'avance parmi les pélerins. Il ne s'arrête pour personne sauf pour cette étranger, si fier de son équipement, de son fusil et de son chien. "Voici une belle bête, dit à mi-voix M. Vianney. Il serait à souhaiter, Monsieur, que votre âme fût aussi belle!" Sans doute l'orgueilleux chasseur va t'il relever cette insolence. Non, il rougit. Il baisse la tête. Une lutte terrible s'engage dans son coeur. Révolté, va til continuer sa route pour aller chasser où le gibier fourmille?.. Un trouble inconnu le pénètre. Il est déjà prisonnier de la grâce. Il n'ira pas plus loin. Le soir, l'homme, repentant, tombait à genoux puis se jetait dans les bras de Curé d'Ars.
Un autre jour, notre Saint voit entrer à la sacristie un campagnard des environs porteur d'un pli pur lui. Cet homme, croyait-on, ne s'était pas approché des sacrements depuis sa première communion, M. Vianney s'inquiète aussitôt de cette âme en péril.
Sur le vif, il l'interroge : " Depuis quand ne vous êtes vous pas confessé ?
Oh! quarante ans.
Quarante-quatre" rectifia le Saint.
Et c'était vrai. Cette attaque brusquée eut les résultats que le Curé d'Ars escomptait : une conversion.
Une autre fois, l'homme de Dieu, revenant de visiter un malade, croise sur la place de l'église une parisienne du grand monde "Suivez-moi, madame !" lui commande t'il. Troublée, elle le suit, pour entendre le voyant lui révéler les turpitudes de sa vie. Il la menace de la damnation, si elle ne veut pas quitter Paris. Cependant, pour ne pas la désespérer, il lui fait entrevoir le salut, bien mieux, la sainteté comme possibles. La dame repart, retrouve à Paris les mêmes occupations de péché, pire encore. Elle va s'enliser pour jamais, quand elle se souvient des menaces et des promesses du Saint vieillard. Elle abandonne ses plaisirs, ses relations, l'occasion de ses crimes. Elle se réfugie dans une petite villa au bord de la Méditerranée, où, jusqu'à la mort, elle donnera les preuves d'une transformation morale admirable.

Padre Pio, une vie de prodiges,
La jeunesse de Francesco Forgione (1887-1968) à Pietrelcina, Italie, est déjà tournée vers Dieu. Il voit le Christ, il a des extases à 15 ans. Il entre au couvent des Capucins de Morcone en 1902 et prend le nom de Pie Pio). Il se passe de nourriture pendant plusieurs jours, pour seulement communier, et commence à "recevoir" les stigmates dès 1911. Le vatican le fait examiner après qu'il ait manifesté les stigmates et une transverbération, soit un "transpercement spirituel du coeur par un trait enflammé", qui provoque un réel saignement du coeur (comme Sainte Thérèse d'Avilla).
Un bébé est guéri sous ses yeux dans son église, suite à l'invocation de Marie. Il guérit une jeune femme de 24 ans d'un bras handicapé : l'os et le cartilage sont reconstitués. La guérison est précédée d'effluves de parfum, jonquilles et roses..
Ces fragrances seront parfois perçues à des distances considérables du Padré Pio. En écho au curé d'Ars, les guérisons du corps visent celle du coeur. Il est examiné par des médecins, mais déclaré sain (et il sera déclaré "Saint" par Jean-Paul II en 2002).
Des cas de bilocation sont signalés, auxquels s'ajoutent des d'hyperthermie et de privation de nourriture et boisson plus de deux mois, et même des rumeurs de lévitation.
Dans les années 1950, le scandale financier qui touche l'Eglise l'amène à être relevé de ses voeux de pauvreté..!
A partir des années 60, le "commerce" autour du Padre devient tel que l'Eglise limite ses apparitions publiques, et renfloue ses caisses au passage.
Lors de ses funérailles, il apparaît à la foule sur toutes les vitres de la façade du couvent de Sainte-Marie des Grâces.