Les lieux hantés

Venez discuter ici des vidéos du site et de celles que vous avez trouvé sur le net concernant les fantômes et les esprits.

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Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Mer 14 Avr 2010 10:52

Abbaye de Beaulieu
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Les moines y ont disparus depuis quatre siècle. Pour quelques privilégiés, ils continuent pourtant d’apparaître régulièrement au cœur de leur abbaye abandonnée.

La première apparition des moines de Beaulieu se situe dans les années 30. Ce jour-là, un couple d’amoureux s’isole en fin d’après-midi aux abords de l’abbaye. Ils s’asseyent dans l’herbe, se disent des mots tendres, échangent des baisers, quand soudain, ils se sentent éloignés l’un de l’autre, attirés en arrière par une force invisible. Se tenant par la main, ils essayent de se rapprocher, mais n’y parviennent pas. En quelques secondes, le jeune homme se retrouve à cinq mètres de sa fiancée. Elle pousse un cri de frayeur, appelle à l’aide, mais il est dans l’impossibilité d’intervenir et d’éloigner ces forces qu’il juge maléfiques. En fait, il s’agit de fantômes de moines, probablement choqués par ces gestes osés en un tel lieu…

Mais cela, le couple ne l’apprendra que plus tard ! Durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment britannique fait halte près de la chapelle de Beaulieu, cette dernière a été fondée par les Cisterciens en l’an 1204 et a prospéré jusqu’à ce que le roi Henri VIII décide sa fermeture en 1538. Depuis les années 1930, les habitants savent qu’en fait les moines n’en sont jamais vraiment partis. Et dans la région, tout le monde en était convaincu depuis quatre siècle déjà ! Les villageois échangeaient à la veillée des histoires de fantômes qu’ils racontaient à leurs petits-enfants et qui, ainsi enjolivées, traversaient les siècles.

Mais revenons à cette année 1943. Une unité anti-aérienne campe près de l’abbaye, envoyée pour une mission spéciale. Dans la nuit, les officiers se réunissent pour établir un plan de campagne pour les jours qui viennent. Ils sont sous une tente et conversent ardemment, lorsqu’un souffle étrange agite le campement. En cette soirée d’été, il n’y a pas le moindre brin de vent, aussi plusieurs militaires pensent-ils à une soudaine tornade. Plusieurs d’entre eux quittent la tente, regardent aux alentours, voient les feuilles des arbres voler, les branches s’agiter, sans ressentir sur leur visage le plus petit souffle d’air.

Ils sont tous réunis et s’interrogent sur ce mystère lorsqu’ils voient un groupe de moines sortir de la chapelle. Le colonel les interpelle, mais les moines ne répondent pas. Un capitaine court dans leur direction et traverse le groupe sans toucher personne. Il n’y a plus aucun doute à avoir : ce sont des fantômes ! Très réalistes, les officiers ne croient pas aux fantômes habituellement et ceux-là ne font pas exception à la règle. Un mirage alors ? Ils sont prêts à le croire quand celui qui paraît être le chef des moines, c’est-à-dire le père supérieur, s’approche très près d’eux et les informe d’une prochaine attaque aérienne dans la région. Puis il disparaît…Quarante-huit heures après, des avions de la Luftwaffe survolent l’abbaye de Beaulieu…

Une nuit de l’année 1951, quelques jours avant Noël, Michael Sedgwick travaille d’arrache-pied à son bureau, vers minuit. Directeur de recherches au musée de l’Automobile de l’abbaye de Beaulieu, Sedgwick travaille fréquemment la nuit, fumant cigarette sur cigarette. L’atmosphère est si enfumée qu’il ouvre la fenêtre pour aérer la pièce avant de partir se coucher. C’est alors qu’il perçoit des chants catholique très proches. Il affirmera plus tard : « Cette musique douce, interprétée par des voix mélodieuses, venait par vagues irrégulières, comme si elle sortait d’une radio en mauvais état de fonctionnement.

Les chants étaient si beaux qu’aussitôt j’essayai de les capter sur mon propre poste de radio. Mais aucune station ne diffusait une telle musique. Je dus me rendre à l’évidence : un groupe d’hommes interprétaient ces chants religieux ! » Ce même soir, à deux kilomètres de là, Bertha Day, l’intendante de l’abbaye, entend elle aussi les cantiques. Aux enquêteurs, elle affirmera le lendemain : « Je savais que ma voisine, Mme Mears, venait de mourir. Je crus que des prêtres avaient été appelés pour dire une messe à son chevet et je ne me posai pas davantage de questions. » En fait, Mme Mears n’était déjà plus à son domicile ce soir-là. Les enquêteurs, ainsi que Michael Sedgwick et Bertha Day, comprendront un peu plus tard que ce sont les moines de l’abbaye qu’ils ont entendus ce soir-là chanter une messe.

Durant quelques semaines, la police alertée tente de découvrir si des squatters n’ont pas pris possession de l’abbaye, à l’insu du propriétaire. Mais non : aucun moine et aucun squatter ne vit plus à Beaulieu depuis des siècles. Seul le révérend Robert Fraser Powles affirme entretenir avec les moines, ou plutôt leurs fantômes, d’excellentes relations. Il en connaît plusieurs par leur nom, en tutoie certains. Ce sont des hommes morts au début du XVI ème siècle mais qui reviennent à chaque Noël pour célébrer un office dans l’église du village. Le 24 décembre de l’année 1958, lorsqu’un fidèle fait remarquer au révérend Powles qu’il y a très peu de monde pour suivre la messe de minuit, ce dernier répond : « Il y en a beaucoup plus que vous ne voyez ! » Et aussitôt des chœurs venus de l’au-delà résonnent harmonieusement dans la petite église.

En 1965, l’actrice Margaret Rutherford ( la célèbre miss Marple d’Agatha Christie au cinéma ) se promène dans la région. C’est ainsi qu’elle rencontre un moine vêtu d’une longue robe brune, lisant dans les ruines du cloître. Elle appelle aussitôt un paysan cultivant son champ à quelques mètres de là, pour qu’il constate la présence de ce moine lui aussi. Mieux : elle photographie l’homme d’église appuyé contre un mur. Au développement, le moine ne sera plus sur la photo et seul le mur en ruine apparaîtra.

Entre 1940 et 1980, les apparitions de moines sont si fréquentes à Beaulieu que toute l’Angleterre parle de l’abbaye. Une équipe de cinéma se rend dans la région pour y tourner un film d’épouvante. Mais les fantômes de l’abbaye n’aiment pas qu’on se moque d’eux ! Alors qu’un technicien descend les marches d’un escalier tournant, au cœur du monastère, il entend des pas derrière lui mais ne voit personne.

Un peu plus bas, il croise le metteur en scène et l’un des interprète du film, auxquels il dit sa frayeur. Les trois hommes entendent alors très distinctement les pas se précipiter dans leur direction. Ils ont même l’impression d’être piétinés, dépassés, puis cette cavalcade s’éloigne vers le bas, preuve qu’ils ont été croisés par des personnes invisibles.

Plusieurs comédiens affirmeront même avoir vu pénétrer dans le cimetière, une nuit, plusieurs moines suivant un enterrement ! Dans tous les cas, les descriptions des fantômes sont identiques : les moines sont vêtus de marron, habit des frères de l’époque qui, plus tard, s’est transformé en robe blanche. Et cela, personne ne pouvait le savoir ! L’abbaye de Beaulieu appartient à la famille de Lord Montagu depuis 1673. Les Montagu refusent de toucher à la moindre pierre du monastère et déclarent que les fantômes sont des amis pour l’éternité et qu’ils seront toujours ici chez eux !

Le château du Douhet


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Le château du Douhet, qui se trouve à mi-distance, environ, de Saintes et de Saint-Jean-d’Angely, est entouré d’un parc d’une vingtaine d’hectares et d’une magnifique forêt de buis centenaires, dont beaucoup, hélas, n’ont pas résisté à la terrible tempête de décembre 1999.

« Une des chambres du château est hantée, tout cela est de notoriété publique, reconnaît Jacques Tanner, le dynamique maire de cette commune qui regroupe six cent cinquante habitants. » Le premier élu est fier de ce monument historique, un des trésors de Saintonge, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs, tout comme la magnifique église romane du XII° siècle, située à proximité et qui a été restaurée récemment.

Mais revenons au château actuel, construit vers 1680- peut-être par Vauban- pour le compte du seigneur Renaud de Pons, sur les ruines d’un ancien château fort détruit par un incendie en 1652. A l’intérieur, il faut absolument voir le salon en forme de lanterne- d’où son nom de « salon de la lanterne »- de superbes boiseries, sculptures et moulures d’époque. Dans le parc, un aqueduc alimente deux bassins, situés sous les fenêtres du château, à proximité d’un amphithéâtre romain.

Depuis 1946, le château du Douhet est la propriété de la famille Damilleville. « Mes parents- ils sont aujourd’hui décédés- avaient lu une annonce et avaient tout de suite eu le coup de foudre, se souvient Alain, un homme de soixante-quinze ans, l’un des treize enfants de la famille, et qui s’occupe de l’entretien de la propriété. Dans une partie du château, mon père avait installé ses ateliers de confections. Mais au bruit des machines à coudre se sont bientôt ajoutés d’autres bruits dérangeants, un vacarme étrange, inexplicable. »

D’abord sceptique, Jean Damilleville va se ranger à l’avis d’Andrée, son épouse. Il alerte l’exorciste du diocèse de Saintes qui se rend sur place et officie en dispensant son rituel dans chacune des pièces. Mais les phénomènes ne s’arrêtent pas pour autant et, le soir même, les volets se mettent à claquer, les fenêtres s’ouvrent et se ferment sans raison apparente alors que le temps est calme et qu’il n’y a pas de vent.

Parallèlement à ces faits, vont se produire, dans l’une des chambres, d’autres manifestations plus étranges encore, voire carrément inquiétantes. Un écriteau placardé à l’entrée de la chambre prévient du reste les visiteurs que cette alcôve est restée inoccupée suite à certains faits « inexpliqués » et qu’il est interdit d’y pénétrer. Ce qui s’est déroulé dans cette chambre dite jaune- depuis que FR3 y a tourné un film d’après l’œuvre de Gaston Leroux- fait en effet froid dans le dos !

Toutes les victimes, qui ont dormi là, sont unanimes : elles ont d’abord l’impression que quelqu’un est assis au bord du lit. Puis elles ressentent une pression ou un poids, d’abord sur les pieds, puis sur les genoux et enfin sur la poitrine. « Beaucoup de gens ont pu constater ces phénomènes, préciseAlain Damilleville. Des membres de la famille, bien évidemment, mais aussi d’autres personnes également qui, avant la visite de l’esprit, n’étaient au courant de rien. Barbara, par exemple, une amie de ma sœur aînée, qui est ensuite devenue ma femme. » Les intéressés ressentent comme un malaise, un début de paralysie. C’est généralement à ce moment-là qu’ils se réveillent ! Tous ceux-là ne sont pas près d’oublier ! Mais qui est donc cet esprit « coucheur » ? Personne ne peut le dire, ces faits restant inexpliqués. Pourtant il y aura 10 ans, A. Damilleville a reçu une visite surprenante.

Celle d’un médium. « J’ai été contacté par des esprits, affirmait celui-ci. Il y a eu ici des morts violentes… » Tout en parlant, l’homme s’est dirigé vers la chambre jaune, puis celle, toute proche, de Mgr de la Rochefoucauld, l’évêque de Saintes assassiné à Paris en 1792, avant de revenir sur ces pas. « C’est ici, j’entends parler… Je vois des dames en crinoline s’enfuir, emprunter un escalier, poursuivies par des hommes revêtus de grands chapeaux et armés de fourches. Il y a aussi des baïonnettes aussi…J’entends des cris… » La vision s’est arrêtée là, que s’est-il exactement passé dans ces lieux ?

« Le château a été pillé à la révolution, raconteAlain Damilleville, mais je ne savais pas qu’il y avait eu des morts violentes car, ce qui est extraordinaire dans le témoignages du médium, c’est que la chambre hantée a été créée, au début du siècle, par un ancien propriétaire. Avant, c’était une entrée. Et derrière la cloison, il y a effectivement un escalier qui mène à des appartements situés à l’étage supérieur… » Le « fantôme coucheur » est-il celui d’une de ces personnes poursuivies par les pillards et qui cherche la sortie ? Nul ne peut le dire. Ce qui est sûr, c’est que le château du Douhet est riche en événement qui ont jalonné les siècles. Architecture, Histoire et frissons… il mérite le détour ! Alors, si vous êtes de passage, n’hésitez pas. Vous aurez peut-être la chance de croiser le fantôme des lieux…

Les moines fantôme de Souvigny


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Souvigny est située dans le département de l'Allier. Vers l'an 900, le premier duc de Bourbon y fonda un couvent de Bénédictins. L'église qui a survécu au monastère est un monument dont les caveaux renferment les tombeaux des Sires de Bourbon.

À Souvigny, se trouve également « Le Prieuré », une vieille bâtisse construite au XVIIe siècle qui abrita une importante communauté religieuse jusqu'à la Révolution.

Entre 1955 et 1960, elle fut le théâtre d'un phénomène de hantise qui reste l'un des plus troublants de l'histoire du paranormal.

Dans son livre : « Médiums et fantômes », le professeur Robert Tocquet (Président de l'Institut Métapsychique International en 1982) reviendra en détails sur les évènements qui sont survenus dans « Le Prieuré ».

Les premières apparitions du fantôme de Souvigny

Le 6 juillet 1955, une femme (Madame V...) accompagnée de ses deux enfants emménagent dans la vieille bâtisse.

La nuit du 10 juillet alors qu'elle s'apprête à s'endormir dans « la chambre des prieurs », Madame V... distingue dans l'obscurité une silhouette qui pénètre lentement dans la pièce. Mince et de toute petite taille (à peine 1m50 d'après la description de Madame V…), cette silhouette constituée d'une vapeur floue et incertaine ressemble à un moine. Le fantôme gagne alors la cheminée pour s'y mettre à genoux et prier. Il se prosterne à trois reprises avant de quitter la chambre.

Il y eut également une autre apparition pendant la nuit du 13 au 14 juillet : le fantôme (ou plutôt le moine fantôme) se manifestera dans la même pièce, après avoir ouvert délicatement la porte. Il s'agenouillera devant la cheminée et priera après avoir imploré Dieu. Mais pour la première fois depuis le début des apparitions, le moine s'adresse directement à Madame V... : « Que faites-vous ici, pourquoi êtes-vous ici ? » Madame V... lui retourne la question. D'une voie profonde, le moine répond qu'il prie dans cette bâtisse depuis plusieurs siècles pour « effacer » les nombreux crimes qui ont été commis au nom de la religion. Il évoque ensuite la mémoire d'un prisonnier, mort de faim et de froid dans l'obscurité d'un cachot, situé à proximité du couvent. En proie à un réel sentiment de culpabilité, il ira jusqu'à demander à Madame V... de donner à boire au prisonnier.

Le fantôme de Souvigny se manifestera à maintes reprises dans « la chambre du Prieur », la bibliothèque ou le hall de la maison. Il exigera le remplacement d'une statue brisée de la Vierge (en indiquant exactement l'endroit où elle se trouve). Il invitera également Madame V... à effectuer des recherches afin de retrouver des vieux parchemins dont il ne révélera jamais la nature.

Alors que la famille semble s'être habituée aux apparitions et autres requête du moine, un nouveau fantôme va venir troubler les esprits. L'apparition a lieu le matin dans la chambre des prieurs. Un froid intense envahit la pièce, le sang de Madame V... se glace. Tétanisée par la peur, elle est incapable de faire le moindre geste ou de prononcer le moindre mot. Une silhouette s'approche... Elle est différente, plus grande, plus austère. Le fantôme semble porter la mitre et la chasuble d'un évêque. Avant de s'éclipser, d'un ton autoritaire, il exige le départ de Madame V... : « Allez-vous en, cette maison n'est pas la vôtre ! ». Ce sera la seule et unique visite du fantôme aux allures d'évêque dans le Prieuré.

Malgré cette apparition inquiètante, Madame V... ne cède pas à la peur et décide de contacter le professeur Robert Toquet, éminent spécialiste des phénomènes paranormaux. Le futur directeur de l'IMI (1982) conseille à la famille de prendre une photographie et si possible d'entrer en contact physique avec les entités en présence.

Le 26 octobre 1959, Madame V... parvient à prendre un cliché pour le moins convaincant. Cinq semaines plus tard, elle réussit cette fois, à toucher de sa main le fantôme qui au premier contact s'évapore. Dans les heures qui suivent Madame V... ressent de violentes douleurs. D'étranges marques de brûlures apparaissent sur ses mains. Elle en portera d'ailleurs les stigmates pendant plusieurs mois.

Le 27 mars 1960, dans une dernière apparition, le moine fantôme du Prieuré supplie Madame V... de l'aider à retrouver la paix : « J'ai laissé martyriser et mourir un homme. J'ai eu les mains coupées et j'ai été jeté dans une fosse commune avec d'autres religieux, entre l'église et le prieuré. Je vous en prie, faites sur moi de grands signes de croix, aspergez-moi d'eau bénite. » Madame V... s'exécute en respectant la volonté du moine qui dans un dernier souffle, disparaît Définitivement.

Les apparitions des fantômes de Souvigny furent recensées pendant cinq ans. Aucun des précédents propriétaires ne signala leur présence. Pourquoi ne se sont-ils pas manifester plus tôt ? La question reste aujourd'hui encore sans réponse.
Modifié en dernier par jack35 le Ven 16 Avr 2010 09:43, modifié 1 fois.
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Mer 14 Avr 2010 11:30

Le moine auto stoppeur


S'il est une histoire étrange qui quelques fois s'évoque encore, au détour des routes et des calvaires embrumés de Vendée, c'est peut-être celle de ce moine fantomatique qui défraya la chronique au cours du printemps 1982. Si l'histoire de ces "dames blanches" faisant du stop la nuit au bord des routes, non loin de l'endroit ou se déroula bien souvent un accident mortel est bien connue (et rangées parfois bien hâtivement dans le tiroir de la rumeur), il semblerait que notre région ait connut un temps un voyageur particulier s'en remettant ainsi au bon vouloir des automobilistes qui le croisait.

Les apparitions successives du moine auto-stoppeur donnèrent lieu à quatre parutions d'articles dans le quotidien Ouest-France. Les gendarmes eux-mêmes auraient enquêtés, et l'affaire fut reprise dans quelques revues spécialisées dans l'étrange et les phénomènes mystérieux. J'ai constaté l'existence des quatre articles relatifs à ce cas et je les reproduit ici pour présenter l'affaire. Le premier est paru dans le quotidien Ouest-France du 24 mai 1982 (j'ai consulté l'édition Vendée-Est, mais il s'agit des pages générales de Vendée et l'on doit donc trouver cet article aussi dans l'édition Ouest-France :
**LA ROCHE-SUR-YON.-- Depuis plusieurs semaines, on parle, ici ou là en Vendée, du mystère du moine auto-stoppeur...

Ces faits troublants suscitent l'ironie et le sourire de beaucoup, mais retiennent l'attention des amateurs d'ésotérisme et de phénomènes mystérieux sans qu'il soit possible de trancher. Cela se passe, en général, le soir ou la nuit : sur le bord de la route, un auto-stoppeur, un moine. Des automobilistes s' arrêtent, l'invitent à monter, et il prend place sur le siège arrière.Selon les divers témoignages, il est seul et, tout au moins au début, parle peu. Jusqu' à ce qu'il prononce quelques phrases qui ressemblent à des prédictions. Du genre : "L'été sera chaud, l'automne sanglant".

Intrigués, s'apprêtant à questionner l'étrange voyageur, le conducteur ou bien le passager avant se retourne. Mais, à l'arrière, il n'y a plus personne, le moine a disparu sans que le véhicule se soit arrêté. En mars, en avril, en mai également, le fait a été plusieurs fois rapporté auprès des brigades de gendarmerie par des personnes partagées entre la stupéfaction et la crainte de faire rire, mais confortées d'apprendre qu'elles ne sont pas les seules à avoir vécu cette aventure : un médecin de La Roche-sur-Yon et sa famille près de Luçon, un autre automobiliste route de La Roche-sur-Yon aux Sables d'Olonne, etc.

Le moine est signalé à Sainte-Flaive-des-Loups, près de Dompierre-sur-Yon, à Rocheservière, un habitant de Montaigu le prend à son bord. Selon certains, il affirme être un moine du 17è siècle, peut-être de l'abbaye des Fontenelles, près de La Roche-sur-Yon.**

Voici l'affaire lancée, elle va maintenant prendre une certaine ampleur. Ouest-France consacre un deuxième article à cette histoire le 26 mai 1982.

** LA ROCHE-SUR-YON.-- Nous avions dans notre édition de lundi évoqué l'affaire du moine autostoppeur de Vendée disparaissant mystérieusement des voitures à bord desquelles il avait pris place, après avoir prononcé quelques phrases ressemblant à des prédictions... Finalement, on s'aperçoit que l'on parle de cette affaire depuis plusieurs semaines en divers lieux du département pourtant très éloignés les uns des autres. Les faits se situent tantôt entre Saint-Florent-des-Bois et Mareuil-sur-Lay, tantôt près de Rocheservière, Cugand, ou bien les Brouzils, Luçon, etc.

Mais, à chaque fois, les difficultés pour joindre un témoin véritable sont très grandes. Il s'agit presque toujours de "quelqu'un qui l'a dit à quelqu'un"... Seul fait réellement connu : un moine fut remarqué effectivement le vendredi 7 mai à Aigrefeuille (Loire-Atlantique) par une personne de Montaigu, digne de foi. Il portait l'habit d'un ordre ancien et frappait à la porte des maisons. Quant aux brigades de gendarmerie du département, la plupart n'ont pas été contactées. Les rares d'entre elles mises au courant l'ont été par des coups de téléphone très imprécis, en forme de questions plutôt qu'en forme de témoignages...Toutefois, on manque encore d'éléments pour affirmer quoi que ce soit dans cette affaire et l'on peut dire que le mystère reste entier...**

Un brouillard de mystère tombe doucement sur cette histoire et celui-ci ne va pas se dissiper tout de suite car le moine auto-stoppeur fait une nouvelle apparition dans le Ouest-France du 29 mai 1982, apportant avec lui de nouvelles interrogations :
** LA ROCHE-SUR-YON. -- On en parle de plus en plus... l'affaire du moine auto-stoppeur de Vendée disparaissant mystérieusement des différentes voitures qui l'ont pris en charge devient l'un des sujets de conversation à la mode ces jours-ci.On sait, que le moine en question, disparaît après avoir prononcé quelques phrases laissant augurer d'un avenir plus ou moins sombre.
Pour les services officiels : gendarmerie, police, etc., l'affaire, à priori, ne tient pas, par le fait même que personne ne s'est présenté à leurs bureaux en leur disant: "J'ai pris à mon bord un moine, qui, etc..."Cependant certaines brigades reconnaissent avoir reçu des coups de téléphone à ce sujet début avril, par lesquels leur interlocuteur, au bout du fil, s'informait "si on ne les avait pas prévenus de ce qui s'était passé à cet endroit", etc... Ces différents services continuent donc d'observer une réserve "vigilante".**

L'étonnant, en cette affaire, est qu'à chaque fois, le scénario décrit, est le même, que ce soit près de Rocheservière, de Luçon, ou sur la route de La Roche-sur-Yon aux Sables d'Olonne.

Ainsi, deux femmes auraient pris un moine à bord de leur auto, en avril, à La Mothe-Achard. Après l'annonce faite d'un automne fort pessimiste par le mystérieux passager, l'une des femmes se retourne : il n'y a plus personne sur le siège arrière. Même déroulement des faits dans tous les autres lieux cités, un peu partout sur le département.

Voilà évidemment qui apportera de l'eau au moulin de tous les amateurs de faits étranges.Seulement, voilà, ces témoins directs, ces conducteurs désignés comme ayant pris à leur bord l'étrange passager, se sont à chaque fois que nous les avons contactés, révélés n'être, à leur tour, que des intermédiaires bien involontaires. "Mais non! On vous a induit en erreur. Bien sûr, on m' a parlé de cela. Je l'ai moi-même répété. Mais la personne qui me l'a dite le tenait d'une autre. Je puis essayer de vous renseigner et vous dire qui c'est. Mais ça va demander du temps pour la joindre..."

Les régions de St-Flaive-des-Loups, St-Mathurin, Mareuil, Luçon, Rocheservière restent toujours parmi les plus en vue dans cette affaire. On en a parlé aussi à Challans, fin mars... Le mystère s'épaissit et les gendarmes vont pousser un peu plus loin leur investigation avec une intervention rocambolesque dont la teneur sera contenue dans le dernier article que Ouest-France consacrera à l'affaire le 1er juin 1982 :

**LA ROCHE-SUR-YON. -- L'affaire du moine auto-stoppeur qui disparaît mystérieusement continue à alimenter les conversations et mobilise même les forces de l'ordre. C'est ainsi que vendredi dernier les gendarmes des Moutiers-les-Mauxfaits étaient avisés de la présence dans le canton d'un moine en bure qui se déplaçait à bicyclette. Ce qui n'est pas si fréquent.

Quelques heures plus tard, les gendarmes le découvraient et l'interrogeaient. Il s'agissait effectivement d'un moine qui venait de la Somme à bicyclette pour rendre visite à un ami habitant La Jonchère. Le brave homme tomba des nues et accepta bien volontiers de montrer ses papiers d'identité et d'ouvrir ses maigres bagages qui contenaient ce que l'on peut s'attendre à trouver dans les bagages d'un moine. Rien à voir, donc, avec le moine auto-stoppeur.

Un véritable moine auto-stoppeur a bien été aussi identifié. Il a en effet pour habitude de venir de la région bordelaise en demandant le transport gratuit aux automobilistes complaisants pour se rendre dans une famille de la région des Lucs-sur-Boulogne. Il fut questionné téléphoniquement, mais outre qu'il n'est pas venu ces temps-ci en Vendée, il possède maintenant une petite voiture automobile... L'énigme n'est donc toujours pas résolue et il semble bien qu'elle ne le sera jamais.**

Il semble bien en effet qu'elle ne le sera jamais. Il faudra se contenter des données qui ont pu être recueillies dans ces articles, de vagues localisations pour les apparitions et une origine qui aurait été dévoilée lors d'une de ces mystérieuses rencontres : l'abbaye des Fontenelles, à demi effondrée et sise sur la commune de Saint-André d'Ornay.

Carte des apparitions du moine (en bleu). En rouge l'abbaye des Fontenelles
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En pointant ainsi sur une carte les localisations données par les articles de Ouest-France on remarquera que l'est du département, bocage et région fontenaysienne semble avoir été épargné par les apparitions. Les signalisations du moine auto-stoppeur se trouvent toutes à l'ouest d'une ligne Montaigu - Luçon, exception faite de celle de Cugand. Quand à l'abbaye des Fontenelles, figurée en rouge sur la carte, elle se situe de façon intéressante au centre de la toile des apparitions ce qui est un détail qui avait échappé à l'époque aux journalistes de Ouest-France.

Quelques temps après, dans le courant de l'année 1983 l'affaire fut reprise par la revue Lumières dans la Nuit dans laquelle parut un article qui résumait l'histoire a des ragots d'ivrognes. Chaque vendéen appréciera l'étiquette qu'on lui collait alors gentiment sur la tête.
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Ven 16 Avr 2010 10:00

Un ancien sasnatorium hanté en Suisse


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Il faut avoir le cœur bien accroché pour passer une nuit au Val Sinestra. Cet hôtel, niché en Basse-Engadine à 1500?mètres d’altitude, est au centre d’étranges phénomènes. Des fenêtres s’ouvrent subitement, des verres à vin se mettent à tinter, des boules de lumière surgissent dans la nuit et des courants d’air froid percent la torpeur des salons, pourtant bien chauffés. Dans les Grisons, ces bizarreries passent pour des légendes. Pourtant, les médiums sont formels: un fantôme hante les lieux. 24?heures est parti à sa recherche.

Le Val Sinestra aurait tout aussi bien pu servir de décor au film Shining de Stanley Kubrick. L’ancien sanatorium, construit en 1912 pour soigner les malades de la syphilis, de la leucémie ou de la tuberculose, ressemble à un gigantesque manoir. Plongé dans la nuit d’hiver, l’édifice de onze?étages revisite tous les classiques de l’horreur: une situation perdue à six kilomètres de la première localité, une route enneigée quasi impraticable, d’immenses pièces où se côtoient un vieux piano à queue et des photos d’inconnus au visage fermé, et, évidemment, de longs couloirs sombres donnant sur des portes fermées. De quoi faire grimper le «trouillomètre» des plus avertis.

Un Belge amoureux
«Surtout si Guillon se manifeste», sourit Wanda Hopman, la propriétaire. Guillon? Un fantôme avec lequel cette Hollandaise de 47?ans vit depuis vingt?ans, mais dont elle vient de faire la connaissance. «Pendant longtemps, je n’avais pas d’explication aux phénomènes qui se produisaient ici, raconte Wanda, dont le sourire sympathique ne colle pas au scénario du film. Plusieurs fois, des fenêtres que nous avions pourtant fermées à double tour se rouvraient toutes seules. Et, dès qu’on les refermait, d’autres s’ouvraient.»

«Un jour, j’étais seule dans le salon quand tout à coup la musique s’est enclenchée, ajoute une employée. Moi qui suis d’un naturel sceptique, j’ai commencé à croire que quelque chose d’étrange se passait entre ces murs.»

Au début de l’année, deux médiums, mandatés par la presse, sont venus vérifier. «Ils ont conclu qu’un fantôme vivait avec nous, poursuit très sérieusement Wanda Il s’agit d’un Belge du nom de Guillon, un malade de la tuberculose qui s’est fait soigner dans ce sanatorium dans les années 1920. Selon le médium engagé par l’hebdomadaire SonntagsBlick, Guillon était tombé amoureux d’une employée prénommée Maria. A sa mort, il est revenu hanter les lieux dans le but de protéger le personnel. C’est un gentil fantôme, nous a-t-on assuré. Il vit dans les étages du bas, où les patients suivaient les cures thermales à l’époque» Au sous-sol, il n’est pas rare qu’un courant froid vienne glacer le dos des visiteurs.

Client parti en courant
L’un d’eux a d’ailleurs eu si peur qu’il a quitté précipitamment l’hôtel. «Mais c’est rare, rassure la directrice. Notre clientèle vient majoritairement des Pays-Bas et ignore l’existence du fantôme. Nous n’en parlons pas.» Ce jeudi soir, l’hôtel est plein. Et, en effet, aucun touriste ne se doute de ce qui s’y trame. «C’est que Guillon n’aime pas la foule», regrette Wanda.
(Source : La Tribune de Genève)
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Sam 17 Avr 2010 09:18

La dame blanche de montpinchon (Normandie, France)


Près du cimetière de Montpinchon, une dame blanche ferait une apparition chaque 14 du mois. D'ailleurs, dans les années 80, des centaines de spectateurs se déplaçaient pour assister au spectacle. Des milliers de curieux auraient aperçu cette forme évasive déambuler dans la campagne près de la rivière la Soule. Les gendarmes, médusés par un tel déplacement de foule, n'ont jamais pu prouver de supercherie.
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Lun 19 Avr 2010 11:38

La maison qui saigne (Fontainebleau - France)


Voici le récit de Gérard Carsant sur les événements étranges qu'il à passé dans une vieille bâtisse ; récit raconter pour un journaliste du " Parisien " ...

Il y a quelques mois, après une randonnée en forêt de Fontainebleau, nous faisons halte dans un joli village où nous tombons en arrêt devant un magnifique bâtiment ancien portant un écriteau : "A Vendre".
Pour nous, c'est le coup de foudre.

Certes, le corps de ferme semble bien délabré et il faudra d'importants travaux pour le rendre habitable. Mais notre amour des vieilles pierres nous incite à nous enquérir du prix. Nous trouvons le gîte et le couvert non loin de là, au café-hôtel de la place. Ma femme se renseigne auprès de l'aubergiste depuis combien de temps la maison est à vendre et quel en est le propriétaire.
Notre hôte nous regarde, intrigué.

- Vous m'êtes sympathiques! Alors si je peux vous donner un conseil, laissez tomber! C'est une affaire pourrie! La bicoque est hantée! Cette remarque nous ferait plutôt sourire. Professeurs tous deux, d'esprit cartésien, les histoires de maisons hantées ne nous impressionnent guère.

Mis en confiance, il nous en dit davantage:

- Cette ferme est impossible à habiter! Au siècle dernier déjà, il paraît que les animaux devenaient cinglés et y mouraient comme des mouches! Un éleveur célibataire, plus téméraire que les autres, s'y installa et aménagea un modeste logement au-dessus de l'écurie. En trois ans il devint fou, comme ses chevaux. D'après son arrière petite-nièce, qui vit toujours à la maison de retraite, l'eau du puits devenait rouge les nuits de pleine lune et les poutres, de la maison saignaient... - Oh! dis-je alléché par ce parfum de mystère, quelle belle légende.

Vous ne me croyez pas?

L'aubergiste me lança un regard curieux.
- Vous ne me croyez pas ?
- Si ! Si ! A qui appartient la maison à présent?
- Depuis la guerre, cinq ou six propriétaires se sont succédés là-dedans! Dans les années soixante, des beatniks louèrent l'endroit pour y établir une sorte de communauté de marginaux, et c'était devenu un véritable bordel jusqu'à ce qu'une des filles se soit pendue et que la police ait nettoyé leur porcherie.

Ensuite, ce sont des Parisiens qui vinrent y camper durant le week-end. Ils vivaient dans une vieille caravane installée dans la grange. On les retrouva morts dans la forêt, tués par des chevrotines. Puis ce fut un couple d'anglais, amateurs de chevaux. Le mari mourut d'un coup de sabot en pleine poitrine. Il y eut encore deux autres propriétaires, toujours des étrangers, car personne dans la région n'était assez fou pour acquérir cette ruine maudite. Enfin, c'est Dany qui a racheté le tout pour une bouchée de pain afin d'y entreposer des vieilles voitures. Lui ne croyait pas à toutes ces diableries.

Combustion spontanée :

Or, au cours d'un week-end de la Pentecôte, ses guimbardes de collection ont brûlé !
- Brûlé?
- Oui brûlé!
- Malveillance criminelle?
- Non! Combustion spontanée ont conclu les experts! Le curieux c'est que la grange n'a pas été touchée! A part les guimbardes et le matériel agricole, rien n'a cramé! Le curé de l'époque, le père Barrioux, voyait la main du diable là-dessous, et il demanda à son évêque la permission d'exorciser les bâtiments pour le bien du voisinage!
- C'est une histoire incroyable!
- Et ce n'est pas tout! Trois mois plus Lard, Dany mourut sur la route, renversé par un chauffard. En fait, tous ceux qui ont habité la ferme depuis cent ans ont connu une mort suspecte ou devinrent fous. Ce n'est pas une blague, la ferme porte malheur!

Qui en est le propriétaire aujourd'hui?

Je revins à la charge:
- Mais qui en est aujourd'hui le propriétaire?
- On ne sait trop! La fille de Dany est morte sans enfant et intestat. On dit qu'il existerait une ribambelle de petits cousins à se partager cette ruine. C'est Maître C. qui est chargé de la succession!
Samedi matin, l'étude du notaire fonctionnait.
Je m'y rendis dès l'ouverture, et de-mai à visiter la "ferme".
Un clerc pressé me confia les clés, prétextant d'un travail urgent pour ne pas nous accompagner.

Nous tombons sous le charme :

Bras-dessus, bras-dessous, nous arrivons devant la demeure. Sa beauté et le parfum de légende qui l'entoure nous émeut. Pourtant, Jacqueline et moi ne sommes ni émotifs ni croyants. Ce qui nous attirait dans cette vieille bâtisse, c'était l'harmonie incroyable de son architecture, le mystère émouvant de ses pierres blondes. Tout en elle était parfait. Nous admirons en silence la vaste toiture en jolies tuiles de Bourgogne, la porte de la grange en voûte soulignée par deux contreforts de pierre de Château-Landon, l'imposant escalier à balustre accédant de guingois à une porte en plein centre, le four à pain aussi haut qu'une tour incorporé à la façade. Une glycine centenaire se lovait le long des cornières, répandant à profusion ses grappes parfumées. Ici et là, un rosier aux fleurs à l'ancienne jaillissait entre les pavés mal assemblés et jetait des feux de couleur vive sur la patine du vieux puits.

Tous ceux qui ont habité la ferme :

Tous ceux qui ont habité la ferme depuis plus de 100 ans ont connu une mort suspecte ou sont devenus fous...
Notre visite commença par la grange. Vingt mètres de long sur dix de large. Issu des murs épais d'un mètre se déployait un appareil de poutres impressionnant rayonnant en bouquet au-dessus de nos têtes. Une chouette hulotte s'enfuit en poussant des cris d'effroi par une ouverture du toit. Suspendues aux solives, des chauves-souris énormes, dérangées dans leur sommeil, se balançaient en agitant, leurs ailes gluantes.

Ma femme pousse un cri :

Nous étions là, bouche bée, à admirer cette grange-cathédrale, lorsque ma femme bondit en arrière, en poussant un cri.
- Mon Dieu!
Je regardai la main rougie qu'elle tendait vers moi. On eût dit qu'elle venait de tremper son avant-bras dans du sang.
Nous refluons vers la porte et là, au soleil, nous examinons la chose avec calme. Bien que du coude à l'extrémité de ses doigts son membre parût saigner, Jacqueline ne portait aucune blessure. Je courus tirer un seau d'eau à la margelle du puits et je lavai le bras de mon épouse.

J'eus de la peine à dissoudre les mystérieuses taches poisseuses, mais au bout de cinq minutes il n'y paraissait plus.
Nous visitons alors l'habitation proprement dite, découvrons une pièce avec une cheminée, une cuisinière de fonte à l'ancienne, quelques pauvres meubles sans âge recouverts de poussière.

A l'étage, des chambres aux proportions magnifiques, avec un mobilier disparate et complètement déglingué, des chaises dépaillées, des fauteuils écroulés, des tables bancales. Disséminés partout, d'immenses placards aux portes de chêne finement moulurées.

Notre visite terminée, notre coup de foudre pour ces vieilles pierres demeure, malgré l'incident bizarre. Nous rapportons les clés à l'étude et demandons au clerc le prix de la propriété.

- Cent cinquante mille francs. Vingt-trois mille euros. En l'état. Fantômes inclus! nous précise le tabellion, pince sans rire.
Ce n'était pas un mauvais prix. Évidemment, "en l'état" la maison était inhabitable. Mais ma femme et moi aimions bricoler. Retaper cette vieille bâtisse ne nous faisait pas peur.

Nous signons la promesse de vente :

Après vingt-quatre heures de réflexion, nous allâmes signer la promesse de vente. Deux mois plus tard, à la veille des vacances d'été, nous nous installions dans la demeure avec lits de camp, sacs de couchage et réchaud de camping.
La grande aventure de la restauration commençait. Et les emmerdes aussi.

Dès la première nuit nous ne pûmes trouver le sommeil. Des bruits étranges, furtifs, des frôlements, des craquements, des courants d'air glacés nous tinrent éveillés. Nous n'en attaquons pas moins les travaux, faisons venir un entrepreneur pour le gros oeuvre et les travaux de plomberie et d'électricité. Au bout d'une semaine, ma femme et moi avons perdu plusieurs kilos.

Comme il faisait très beau, nous décidons de dresser une tente dans le jardin et de camper dehors. Bien nous en prit car le sommeil revint. Mais, coup sur coup, plusieurs incidents retardèrent nos travaux. L'artisan plombier qui venait à peine de terminer la canalisation raccordant la ferme au tout-à-l'égoût tomba malade, et son compagnon abandonna le chantier pour retourner au Portugal. Deux autres entreprises déclarèrent forfait. A la mi-juillet, nous avions déjà dépensé la moitié de nos économies sans que les travaux fussent très avancés.

Nous ne nous laissons pas décourager :

Nous ne nous laissons pas décourager. Et c'est pratiquement sans aide que nous achevons le raccordement, faisant courageusement tout nous-même. L'eau courante et l'électricité installés nous permettent d'aménager WC., salle de bains et cuisine.Trois chambres, bibliothèque et salon sont retapés dans la foulée, les pierres jointoyées et les poutres grattées.
A la fin août, notre ferme est enfin devenue à peu près habitable. Nous sommes plutôt fiers de notre ferme hantée et de notre travail de restauration.

Pour fêter ça, nous organisons une petite réception pour les amis.
Le soir du 31 août, une bonne douzaine de copains sont là avec femmes et enfants. Le temps est magnifique. L'air doux. La glycine et les roses embaument. Musique, rires, buffet campagnard, barbecue et bonne humeur.

Un violent orage :

Vers dix heures, soudain, dans un ciel sans nuages, un violent orage éclate. Le vent se lève, féroce et tourbillonnant, renversant les tables tandis qu'une pluie diluvienne déclenche le sauve-qui-peut. Nous nous réfugions tous dans la maison, autour du feu qui pétille dans la cheminée et la fête continue, avec un peu moins d'exubérance.

Vers une heure du matin, nos amis profitent de l'accalmie pour sauter dans leurs voitures et rentrer chez eux. Nous nous couchons tard, après avoir lavé la vaisselle et tout remis en ordre. Durant la nuit l'orage continue à tourner au-dessus du village, zébrant le ciel d'éclairs blancs auxquels succèdent de violents coups de tonnerre. La sirène des voitures de pompiers ne cesse pas de hululer.

Nous ne fermons pas l'oeil de la nuit :

Ma femme et moi ne fermons pas l'oeil de la nuit. Les craquements du plancher, des gémissements, un bruit de pas dans le grenier" nous tiennent éveillés. Au petit jour, je me lève pour faire le café. Mon épouse me suit et, à peine avons nous atteint la cuisine qu'elle pousse un cri. Des interstices des parois de la vaste pièce commune suinte un liquide rouge et visqueux maculant nos belles pierres blondes amoureusement restaurées, tandis que sur le sol, des centaines de vers de terre sortent des murs rampant sur le carrelage.Le spectacle est effrayant.

Nous rentrons à Paris :

Jacqueline, pourtant dotée d'un caractère solide, éclate en sanglots et, en pleine crise de nerfs, claque des dents prise de violents tremblements.
Nous rentrons à Paris le jour-même, Jacqueline refusant de rester une heure de plus dans cette maison hantée. Mon épouse achèvera ses vacances chez ses parents.Têtu, je retourne à la Ferme et, en quinze jours de travail acharné, je répare les dégâts et j'achève de restaurer la maison. J'en étais à débarrasser la belle cave voûtée des tonnes de vieilleries qui l'encombraient, lorsque je découvre une porte de fer sertie dans la pierre.

J'explore le souterrain :

Comme elle n'a ni gonds, poignée ou serrure, j'eus les pires difficultés à l'ouvrir. Le panneau rouillé semble littéralement enchâssé dans la paroi. Une fois descellée, une exhalaison méphitique souffle ses miasmes à mon visage. Je recule épouvanté par l'odeur. Mais je reviens à la charge, torche en main et mouchoir humide sur le nez.Un couloir s'enfonce en pente douce sous la maison, et me conduit dans une sorte de crypte souterraine, aux murs partiellement écroulés, où, à la lueur de ma lampe, je vois un vieux crucifix de cuivre au Christ cloué la tête en bas! A ses pieds, je découvre avec horreur plusieurs squelettes d'enfants.Secoué, je rebrousse chemin à personne car je ne tiens pas à ce que les journaux s'emparent de cette affaire. Mais voulant en avoir le coeur net, je profitai de mes heures de loisir pour compulser les archives de la mairie et de la cure du village.

Après des semaines d'obstination, ce fut aux archives du département que je découvris le pot aux roses.
Notre ferme appartenait jadis à deux soeurs accusées de sorcellerie.Brûlées vives voici trois siècles, elles refusèrent d'avouer sous la torture, ce qu'elles avaient fait des dépouilles des enfants sacrifiés au cours de leurs messes noires."

Je ne parle de ma découverte à personne :

Je vous l'ai dit, je ne suis ni croyant ni superstitieux. J'ai toujours pensé jusque là que ces histoires de sorcellerie dissimulaient ni plus ni moins que de sordides querelles de clocher moyenâgeuses.
Heureusement, je n'avais parlé à personne de ma découverte.

Mais que faire; maintenant? Dès que je m'assoupissais après une harassante journée de travail, les "phénomènes" reprenaient J'avais beau être libre penseur, il était devenu tout à fait évident pour moi qu'il y avait une relation de cause à effet entre les squelettes qui gisaient sous notre maison et les manifestations démoniaques auxquelles j'assistais.
Comment faire pour me débarrasser de cette "malédiction"?

Je rends visite au curé :

Bien que j'éprouvasse une forte répugnance à cette démarche, je me décidai tout de même à rendre visite au vieux curé de notre paroisse. Le brave homme me reçut avec simplicité à son presbytère, et il écouta mon histoire sans trop d'étonnement. Il me promet de venir sur place, se rendre compte. Très tôt le lendemain, il arrive par la porte arrière de notre propriété et m'accompagne à la cave.

Il constate que je ne lui ai pas menti. Devant le Christ retourné, il se signe dévotement à plusieurs reprises, en murmurant une prière latine. Il s'agenouille ensuite devant les ossements fort bien conservés qu'il examine méticuleusement, en véritable archéologue. Il se relève, prend son missel, son encensoir et ses vêtements sacerdotaux dont il se revêt. Il exécute alors avec une émouvante simplicité le rituel latin de la messe des morts.
Sont-ce les circonstances, l'heure et le lieu de cette cérémonie insolite? Toujours est-il que je me sens ému. Une sorte de jubilation monte en moi, une joie inconnue m'envahit...

Deux mois plus tard, à la veille des vacances d'été, nous nous installions dans la demeure... Avant de quitter l'ossuaire, le prêtre détache le Christ profané et le remplace par un petit crucifix sulpicien qu'il bénit avant de le suspendre au vieux clou rouillé fiché dans la paroi.
- Vous pouvez murer l'ossuaire maintenant, leurs âmes sont en paix auprès du Seigneur. Vous, aussi, mon fils, allez en paix, et que la paix du Christ vous accompagne! Je murai la crypte, remis le battant de métal dans son scellement et le revêtis d'une garniture de vieilles pierres.

Dès lors tout rentra dans l'ordre et il n'y eut plus jamais de manifestations insolites.
Peut-être notre ferme avait-elle été construite à l'emplacement de la maison des soeurs Vaillant, deux sorcières brûlées vives au 16e siècle après un procès sordide, et dont j'avais trouvé les minutes aux archives de Fontainebleau ?
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Jeu 22 Avr 2010 10:31

Sur les traces des fantômes de Paris


J' ai trouvé dans un ancien journal du Parisien un article parlant parlant des fantômes de Paris.

VOUS NE CROYEZ plus aux fantômes ? Et pourtant, au dire des spécialistes, ils seraient nombreux à hanter la capitale. Nous vous proposons, à travers une balade, de partir sur leurs traces, transparentes mais effrayantes.
Vieux de quelques siècles ou plus récents, ces esprits réapparaîtraient régulièrement dans des endroits pourtant très fréquentés. Du parc Montsouris au cimetière du Père-Lachaise, partons à la rencontre de ces âmes errantes. Pour jouer à se faire peur...

L' esprit du parc Montsouris
Si vous ne voyez aujourd'hui qu'un parc comme les autres, très arboré et vallonné, c'est oublier que sous vos pieds s'étalaient jadis les carrières de Montrouge. Rien de fantomatique à cela ? Méfiez-vous ! Depuis le XVIII e siècle, reparaît régulièrement le fantôme de Montsouris, qui fait mourir dans l'année tous les malheureux qui croisent son chemin ! Heureusement, le parc ferme la nuit venue...
RER Cité-Universitaire, parc Montsouris (XIV e ), de 8 heures à 18 heures en semaine, de 9 heures à 18 heures le week-end.

La maison hantée de la rue Cujas
Entre la rue Saint-Jacques et la rue Victor-Cousin, dans cette partie de la rue Cujas anciennement appelée rue des Grès, se trouvait jusqu'au milieu du siècle dernier une maison hantée... Si vous vous y promenez le soir, peut-être verrez-vous de la grêle taper contre ses fenêtres ! On attend encore le dénouement de cette légende...
Rue Cujas (V e ). RER Luxembourg.

Le charnier des innocents
« Paris est une bonne ville pour vivre, mais non pour mourir, car les gueux des Saints-Innocents, écrit Rabelais dans son Pantagruel , se chauffent le cul des ossements des morts. » En effet, sous la fontaine des Innocents, se trouvaient des charniers et aujourd'hui encore, certaines nuits, on entend là des pleurs et des râles venus de nulle part... Seuls reliquats des anciens charniers, les arcades des numéros 11 et 13 de la rue des Innocents et la fontaine de la place du Bellay.
La fontaine des Innocents (I e r ). M o Les Halles.

Belphégor au louvre
Ce fantôme est littéraire. Pourtant, beaucoup le croient bien réel... C'est l'écrivain Arthur Bernède (1871-1937) qui lui donna vie, dans un polar-feuilleton à succès ! Depuis, le mystère reste entier. Belphégor, esprit maléfique endormi dans le corps d'une momie, se réfugie dans le celui de Lisa (incarnée par Juliette Gréco puis, récemment, par Sophie Marceau) et hante les dédales du musée !
Le Louvre (I e r ), M o Musée-du-Louvre, tlj sf le mardi de 9 heures à 18 heures. Nocturnes les mercredi et vendredi, 21 h 45. (6 ¤, 8,50 ¤).

L' Homme Rouge aux Tuileries
Le palais des Tuileries a vécu trois siècles (1570-1871). Pourtant, une légende lui survit : celle du fantôme de Jean l'écorcheur, un employé des abattoirs des Tuileries ! Quand on tua ce dernier - qui savait trop de secrets d'Etat -, sur l'ordre de Catherine de Médicis, il eut ces dernières paroles : « Je reviendrai. » Et il revient ! Dégoulinant de sang, dans les allées des Tuileries, il annonce la mauvaise nouvelle et traque les aristos...
Jardins des Tuileries (I e r ), M o Tuileries, ouvert tlj de 7 h 30 à 19 h 30.

Le fantôme de l' Opéra
On fait difficilement plus d'actualité qu'Erik, le fameux fantôme de l'Opéra, héros du dernier film de Joel Schumacher. Dans les sous-sols, il erre, ectoplasme masqué, sur les bords du lac mystérieux... Qui est-il ? Un rival de l'architecte Garnier, qui, congédié en pleine mission pour mégalomanie, se vengea en devenant une ombre maléfique, terreur de toutes les cantatrices...
Opéra Garnier (IX e ), M o Opéra, visites tlj de 10 heures à 17 heures (4 ¤, 7 ¤).

Gérard de Narval hante le château des Brouillards
Lorsque vous êtes arrivé à Montmartre, poussez un peu vers l'ouest, vers l'allée des Brouillards... Gérard de Nerval, qui habitait le fameux château au nom prémonitoire, comme Modigliani ou Jean Renoir, y revient régulièrement humer le parfum capiteux de ce plateau glaiseux... Avec ses bacchantes et sa redingote, le poète ne semble effrayer personne... Allez-y tranquille et revenez avec un quatrain !
Angle allée des Brouillards, rue Girardon (XVIII e ), M o Lamarck-Caulincourt.

"Taxi Driver" au Père-Lachaise
Une légende court, dans le milieu des chauffeurs de taxis parisiens... Un drôle de personnage, à l'aube, la mine grise et pâle « comme une tache de lune », hèle un taxi place du Châtelet. Direction rue de la Roquette. Mais, à l'angle du boulevard de Ménilmontant, tout en haut de la rue, alors que la voiture est arrivée à destination, le chauffeur est seul. Le passager mystérieux serait allé rejoindre ses quartiers, dans le jour naissant... Une course chère en émotions !
Cimetière du Père-Lachaise, 6, rue du Repos (XX e ), M o Père-Lachaise, ouvert tlj de 8 heures à 19 heures.

Attention ces infos sont relativement anciennes, renseignez vous sur les horaires.
Modifié en dernier par jack35 le Ven 23 Avr 2010 04:01, modifié 1 fois.
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Re: Les lieux hantés

Messagepar Stés » Jeu 22 Avr 2010 14:13

Ça donne le goût d'aller à Paris visiter autre chose que les attraits touristique commun. :)
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Ven 23 Avr 2010 11:00

Bonjour Stés,
je pense que le Canada doit avoir aussi des lieux hantés ? :twisted:
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Re: Les lieux hantés

Messagepar jack35 » Ven 23 Avr 2010 11:05

Le château de Blandy-les-Tours (Seine et Marne)


Image

D'après certaines légendes locales, le château de Blandy-les-Tours serait hanté par des fantômes. Selon la légende, les spectres apparaissent le plus souvent le jour de la Toussaint à minuit.

Il se mettent alors à tournoyer autour des remparts du château pendant que, semblant provenir des souterrains, des hurlements ainsi que de sinistres bruits de chaînes s'élèvent. Un autre fantôme, celui d'un seigneur du XIe siècle qui fut un grand meurtrier de son vivant. Maudit éternellement, traverse désormais toutes les pièces du château vêtu d'un suaire sanglant et brandissant un poignard. Son apparition est ponctuée de cris.
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Re: Les lieux hantés

Messagepar Stés » Ven 23 Avr 2010 13:18

Bonjour Stés,
je pense que le Canada doit avoir aussi des lieux hantés ?


En effet Jack, J'ai fait cette visite l'an dernier dans la capitale Québecoise:

http://www.fantomesdequebec.com/ghosttoursselection.htm

On ne voit pas de fantôme mais on nous fais découvrir des lieux qui seraient supposément hantés en plus de vous faire découvrir un côté de l'histoire franco-canacienne qui est méconnue.

Je la recommande à tous ceux qui viennent nous visiter ;)
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