Un nouveau type de tueur en série ?

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Modérateur: FBI


Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar Stés » Jeu 3 Nov 2011 12:36

Des prédateurs mus par l'«excitation de la chasse»


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«Si tu mets ta webcam, je peux te guider. On peut le faire ensemble, en ligne, pour que ça te fasse moins peur. Je sais que c'est effrayant. Ne t'en fais pas, ça va bien aller.»

Les parents de Nadia Kajouji croyaient la jeune Torontoise bien en sécurité à l'Université de Carleton, à Ottawa.

Comme le démontre ce courriel reçu par leur fille quelques heures avant sa mort, rien n'était moins vrai. Plongée au coeur d'une profonde dépression, l'adolescente de 18 ans a surfé sur l'internet. Au lieu d'y trouver de l'aide, elle est tombée sur un prédateur. Infirmier et père de famille de 49 ans, ce dernier lui a envoyé des courriels pendant 10 jours, en se faisant passer pour une jeune employée des urgences, qui comprenait ses souffrances et voulait la suivre dans la mort. C'était tout le contraire: William Melchert-Dinkel lui a savamment expliqué comment se pendre et espérait la filmer en train de le faire.

Même si l'étudiante n'a pas retenu sa méthode, «c'est comme s'il lui avait donné la dernière poussée», se désole aujourd'hui son grand frère, Marc Kajouji.


Derrière son écran, à une heure de Minneapolis, Melchert-Dinkel a aussi conduit vers la mort un jeune Britannique de 32 ans, Mark Drybrough, qui a suivi ses conseils à la lettre.

Alertés par une citoyenne, qui a retrouvé plus de 20 personnes sollicitées par Melchert-Dinkel et amassé une preuve impressionnante, les policiers britanniques n'ont rien fait. Ceux d'Ottawa non plus.

D'après les documents déposés en cour par la police américaine -qui l'a finalement arrêté-, l'homme a pourtant admis avoir fait cinq victimes, disant traquer les dépressifs pour l'«excitation de la chasse». Il a été condamné à un an de prison et à 50 000 $ d'amende le printemps dernier, mais a porté sa cause en appel en disant être protégé par sa liberté d'expression.

«Nous avons appris que la police canadienne enquête sur une poignée d'autres histoires du genre», révèle Rory Butler, de Your Life Counts, organisme pancanadien d'aide et de prévention du suicide.

En France, un étudiant de 23 ans a été condamné à un an de prison après avoir échangé des courriels pendant quatre semaines avec une adolescente de 16 ans rencontrée sur un forum. Il l'a ainsi guidée pas à pas, lui disant quoi ingérer, comment falsifier des ordonnances et comment s'assurer d'échapper aux secours.

En 2005, un résidant de l'Oregon, Gerald Krien, alors âgé de 26 ans, a tenté de convaincre 32 femmes de s'enlever la vie le jour de la Saint-Valentin. Une Canadienne qu'il avait sollicitée a pris contact avec la police en lisant qu'une autre femme se disait prête à se suicider après avoir tué ses enfants. Son procès ne semble pas avoir abouti.

Source: cyberpresse
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Re: Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar Quasar » Jeu 3 Nov 2011 12:43

:shock: Il y a vraiment des mecs cinglés sur terre ..

Stés a écrit:'une autre femme se disait prête à se suicider après avoir tué ses enfants


Et il ne s'est pas dit " Je vais trop loin ?? " :evil:

Stés a écrit: Son procès ne semble pas avoir abouti


:shock: :shock:
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Re: Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar Stés » Jeu 3 Nov 2011 12:57

Des pièges pour suicidaires sur internet


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Pas besoin de surfer très loin sur le web pour tomber sur de véritables clubs de suicide, où des désespérés portant les mêmes lunettes noires se donnent rendez-vous -ou des recettes- pour mettre fin à leurs jours. Les jeunes Montréalais les visitent apparemment de plus en plus, et font ainsi des tentatives beaucoup plus sérieuses. À Ottawa, une étudiante de 18 ans a même cédé aux pressions d'un prédateur qui espérait filmer ses derniers instants.

La «grande majorité» des jeunes suivis à l'Hôpital de Montréal pour enfants après une tentative de suicide ont fréquenté des sites web ou forums de discussion prônant la mort et expliquant comment s'enlever la vie. «C'est un problème effrayant, parce que les jeunes y trouvent des recettes plus létales qu'ils n'auraient jamais pu imaginer autrement. Cela donne lieu à des tentatives très sérieuses. On les sauve par miracle», affirme la chef du programme de soins pédopsychiatriques de l'hôpital, Lila Amirali, qui voit de plus en plus de cas du genre.

«Après être passés à l'acte, souvent, les gens nous appellent. Ils veulent de l'aide. Si quelqu'un leur a donné une méthode trop efficace, on risque de ne pas arriver à temps», s'inquiète de son côté Philippe Angers, coordonnateur clinique à la ligne d'aide Suicide Action Montréal (1-866-277-3553).

Aux États-Unis, en Europe, en Asie, partout, des chercheurs et psychiatres déplorent l'explosion de «suicides assistés par l'internet». Des personnes de 13 ans à 52 ans ont déjà été retrouvées mortes à quelques pas de leur ordinateur, une page d'instructions encore affichée. Des méthodes tout à fait inusitées se répandent soudain au-delà des frontières. Des étrangers concluent des pactes mortels, quittant leur pays pour se rejoindre.


«Certains sites donnent des listes de choses à acheter et des détails atroces: comment faire le noeud, comment le positionner», constate la pédopsychiatre Lila Amirali, qui prend maintenant soin de mettre en garde ses jeunes patients.

Il y a trois jours à peine, le forum du genre le plus connu affichait deux messages éloquents: «Cherche une équipe pour mourir» et «Toujours à la recherche d'un partenaire vers la sortie».

En Grande-Bretagne, l'organisme de prévention Papyrus dit avoir recensé 45 cas de jeunes morts après avoir suivi les conseils de ce même forum, où ne cesse de réapparaître un mode d'emploi de 30 pages exposant plus de 100 méthodes dans les moindres détails.

«Fréquenter ce groupe, c'est comme arroser un feu avec de l'essence. Personne n'a dit à ma fille que les gens surmontent leur dépression, vont mieux et vivent ensuite une vie heureuse», a dénoncé le pompier américain Mike Gonzales, dont la fille Susy est morte en 2003. Un homme d'âge mûr a plutôt aidé la jeune femme de 19 ans à rédiger sa note d'adieu.

Aujourd'hui sorti de sa dépression, le fondateur du forum s'est lui-même désolé d'avoir créé un véritable «piège à mouches pour suicidaires».

«Ce genre de site est souvent alimenté par des jeunes qui se servent de l'internet pour évacuer leurs idées morbides. Cela les soulage, et après, ils ne sentent plus le besoin de passer à l'acte. Mais ce vomissement public peut être très néfaste pour d'autres», analyse le Dr Lila Amirali.

Plus d'incitation que d'aide

«En ligne, les gens ont plus de chances de trouver des instructions pour s'enlever la vie que de l'aide», dénonce pour sa part Rory Butler, fondateur de Your Life Counts, organisme de prévention pancanadien.

Lorsque la chercheuse Lucy Biddle a entré une douzaine de requêtes liées au suicide dans quatre moteurs de recherche, les trois pages qui revenaient le plus souvent en faisaient la promotion, révèle son étude publiée en 2008 dans le Bristish Medical Journal.

La même année, la psychiatre américaine Patricia Recupero a confirmé que ces sites étaient «très faciles d'accès». Certaines de ses recherches l'ont directement menée à des pharmacies en ligne prêtes à poster des médicaments sans ordonnance.

Bien sûr, leurs adeptes songent déjà au suicide. Mais y être poussés diminue leurs doutes, observent les chercheurs. Il arrive que des participants ridiculisent les messages d'espoir. D'autres glorifient ceux qui se tuent ou leur écrivent «Bon voyage» ou «Je te suivrai bientôt».

Devant de tels encouragements, reculer revient parfois à «perdre la face», observe le chercheur Pierre Baume, qui a publié l'une des premières recherches sur le sujet.

Pendant deux semaines, un homme de 26 ans a recueilli auprès des autres de l'information fatale, tout en précisant avoir peur d'aller de l'avant et craindre de peiner ses proches. Personne ne l'a freiné. Un autre jeune homme s'est pour sa part engagé: «Je vais le faire d'un jour à l'autre vraiment je le promets.»

Puisqu'ils se sentent exclus et incompris ailleurs, les membres de ces forums peuvent y trouver un certain réconfort. Le problème, c'est qu'ils portent tous les mêmes lunettes teintées, souligne le directeur de l'Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand. «Quatre-vingt-dix pour cent des gens qui se suicident souffrent de maladie mentale, dit-il. Comme lorsqu'on a bu trop d'alcool, ce n'est pas la période où l'on fait les meilleurs choix.»

Illégal

Au Canada, l'article 241 du Code criminel est clair: quiconque conseille à une personne de se donner la mort ou l'encourage à le faire est passible de 14 ans de prison, que le suicide s'ensuive ou non.

«Il faut s'être adressé à une personne en particulier. Envoyer un message général disant qu'on est pour le suicide semble être protégé par la liberté d'expression, comme si on l'écrivait dans un livre», nuance le professeur Pierre Trudel, spécialiste du droit de l'internet à l'Université de Montréal. La loi canadienne est par ailleurs impuissante devant les sites étrangers.

«On pourrait plutôt convaincre les moteurs de recherche comme Google d'accorder la priorité aux sites d'aide ou d'ouvrir systématiquement une fenêtre qui en offre», suggère Brian Mishara, directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE), situé à l'Université du Québec à Montréal.

En 2006, après des discussions enflammées, l'Australie a préféré criminaliser tous les sites pro-suicide.

Même si l'efficacité de la loi n'est pas absolue, elle met les risques en évidence et envoie le message que la société ne tolère pas qu'on pousse autrui dans sa tombe, a conclu la chercheuse Jane Piki, de l'Université de Melbourne, trois ans après l'entrée en vigueur des nouvelles règles.

Au Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et le Bureau du coroner n'ont apparemment jamais été appelés à enquêter sur un suicide du genre. L'Association des médecins psychiatres du Québec n'a pas de position sur le sujet et sa directrice nous a déclaré ne pas être en mesure de trouver une personne capable de répondre à nos questions.

«On est en retard par rapport à l'urgence de la situation et par rapport à d'autres pays», conclut le directeur de l'Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand.

* Afin d'obtenir de l'aide urgente pour soi ou un proche : 1-866-APPELLE (1-866 277-3553). Les intervenants qualifiés de Suicide Action répondent jour et nuit, 7 jours par semaine.

* Pour de l'aide à plus long terme : 514-REVIVRE (738-4873) ou 1-866-REVIVRE (738-4873) ou revivre@revivre.org.

Source: cyberpresse
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Re: Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar Stés » Mer 9 Nov 2011 13:44

Des centaines de femmes autochtones tuées dans l'ombre


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(Kitigan Zibi, Québec) Au Québec, il faut vivre en ermite pour ne pas avoir entendu parler de Natasha Cournoyer, Diane Grégoire ou Julie Surprenant. Mais Tiffany Morrison? Quand ses restes ont été retrouvés au pied du pont Mercier, en 2010, rares sont les médias qui ont rapporté la nouvelle. La jeune mère de Kahnawake a été assassinée dans l'indifférence générale, comme des centaines d'autres femmes autochtones avant elle, d'un bout à l'autre du pays. Portrait d'une tragédie silencieuse.
Lisa Odjick tue le temps sur son balcon, comme figée dans le froid automnal. Son regard se perd à l'horizon d'un lac plat comme un miroir. À première vue, cette grand-mère algonquine semble parfaitement sereine. Mais au fond d'elle-même, une tempête fait rage.


Lisa Odjick ne quitte presque plus sa maison de la réserve de Kitigan Zibi, près de Maniwaki, tout au nord de l'Outaouais. Elle craint, si elle s'absente, de manquer l'appel de sa petite-fille Maisy. Un appel qu'elle attend depuis plus de trois ans.

Mais depuis plus de trois ans, c'est le silence. Un silence étouffant.


Le 6 septembre 2008, Maisy Odjick, 16 ans, et son amie Shannon Alexander, 17 ans, ont disparu sans laisser de traces. Elles se sont volatilisées en laissant tout derrière: argent, cartes d'identité, sacs à main. Et des océans de larmes.

Personne ne sait si les deux jeunes filles ont fait une fugue ou subi un sort plus funeste. La seule chose qui ne fasse aucun doute, c'est qu'elles se sont jointes au nombre des centaines de femmes autochtones disparues ou assassinées depuis 30 ans au Canada. Dans l'indifférence des médias, de la police et de la population en général.

Un meurtre aux portes de Montréal
Au Québec, il est pratiquement impossible de ne pas avoir entendu parler de Natasha Cournoyer, Diane Grégoire ou Julie Surprenant, toutes disparues tragiquement au cours des dernières années. Mais de Tiffany Morrison?

Le 18 juin 2006, la jeune femme est sortie avec des amis dans un bar de LaSalle. En fin de soirée, elle a pris un taxi pour rentrer à Kahnawake. On ne l'a jamais revue.

Elle avait 24 ans, une fille de 5 ans, la vie devant elle. «Nous avons tenté de joindre les médias et la réponse était toujours non, non et non. Toutes les portes se sont fermées devant nous», raconte la soeur de Tiffany, Melanie Morrison.

Elle est convaincue que la presse aurait réagi autrement si sa soeur n'avait pas été Mohawk. «Les gens se disent que ce n'est qu'une autre autochtone, qu'elle doit s'être saoulée et être tombée quelque part, qu'elle l'a sûrement cherché. C'est très injuste.»

Les restes de la jeune femme ont été découverts par hasard, en mai 2010, au pied du pont Mercier. Même s'il était clair, désormais, qu'elle avait été assassinée, les médias ont largement ignoré la nouvelle. Le meurtrier court toujours.

Familles laissées à elles-mêmes
À Kitigan Zibi, les policiers ont longtemps présumé que Maisy et Shannon s'étaient enfuies, restant sourds aux appels désespérés de leurs familles, qui craignaient le pire. «Nous avons insisté. Nous les avons suppliés de faire quelque chose», se souvient Lisa Odjick.

Peine perdue. Aucune récompense n'a été offerte, comme cela se fait souvent dans des cas de disparition. Pendant six mois, les dossiers étaient même séparés: celui de Maisy à la police de Kitigan Zibi et celui de Shannon, qui habitait Maniwaki, à la Sûreté du Québec.

Pendant ces premiers mois cruciaux, les deux corps de police se sont renvoyé la balle.

Laissées à elles-mêmes, les familles ont dû prendre les choses en main. «J'ai organisé des battues, dit Laurie Odjick, mère de Maisy. Avec des amis, nous avons fouillé les sentiers, marché le long de la rivière. Nous avons tout fait par nous-mêmes.»

Lisa Odjick parvient mal à contenir sa colère. «Nous avons organisé une conférence de presse pour demander de l'aide. Presque personne n'est venu. Quand c'est un enfant blanc qui disparaît, on en parle tous les jours aux nouvelles. Mais un enfant indien, ce n'est pas assez important. Nous devons supplier pour avoir de l'aide!»

Désespoir et frustration
«Dès que nous avons été informés, des démarches ont été enclenchées, comme dans n'importe quel autre cas de disparition dans la province», assure le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec (SQ). Il ajoute que les dossiers des deux adolescentes ont été liés sans tarder.

Mais selon Wendy Christensen, responsable des enquêtes à la Missing Children Society, la séparation initiale des dossiers était bel et bien une erreur. «Des indices ont pu être manqués.» L'ancienne policière, qui a enquêté à Kitigan Zibi, estime que pour le reste, la SQ a fait un travail correct. «Tout parent ne sera jamais satisfait du travail des policiers tant que son enfant ne sera pas retrouvé.»

Mais le père de Shannon, Brian Alexander, n'en démord pas. «Juste parce que nous sommes autochtones, les policiers ne feront rien», tranche-t-il.

Sa vie a longtemps été embrouillée par la pauvreté, l'alcool et la drogue. Il admet avoir eu des ennuis avec la justice. Aujourd'hui, il ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l'aide.

Il se sent impuissant et cela l'enrage.
Sa voix s'étrangle. «Je ne sais pas quoi faire. Chaque jour, je me réveille en pensant à ma fille, mais je ne peux pas demander de l'aide à ces maudits policiers, parce que si je le fais, ils vont braquer un fusil sur moi. Je ne peux pas leur faire confiance.»

Des proies faciles
Une nuit de décembre 2006, Kelly Morrisseau a été trouvée nue, baignant dans son sang, sur l'asphalte glacée du stationnement d'un parc de Gatineau. Poignardée à plusieurs reprises, trop faible pour dénoncer son agresseur avant de mourir.

Elle était enceinte de sept mois. Son meurtrier n'a jamais été retrouvé.

«Les gens qui commettent ces crimes savent qu'ils vont s'en tirer, parce que rien n'est fait quand une femme amérindienne est portée disparue», rage Lisa Odjick.

Selon Amnistie internationale, il est clair que des prédateurs sexuels ciblent volontairement des autochtones. «Ces actes peuvent être motivés par le racisme, ou par le sentiment que l'indifférence de la société à l'égard du bien-être et de la sécurité de ces femmes leur permettra d'échapper à la justice», lit-on dans Assez de vies volées, rapport publié en 2009.

Kelly Morrisseau avait fui la pauvreté, la drogue et la violence des rues de Winnipeg. Tout cela l'avait rattrapée à Ottawa. À 27 ans, elle se prostituait pour survivre. Mais elle était aussi une mère qui rêvait d'un meilleur sort pour ses trois enfants.

Des êtres humains
«Quelque chose va horriblement mal dans la société quand des femmes aborigènes continuent à être assassinées et à disparaître dans l'indifférence. Il doit absolument y avoir un changement de société», dit Gilbert Whiteduck, chef du conseil de bande de Kitigan Zibi.

Il se rappelle la frénésie médiatique provoquée par l'escapade de Boomer, un lionceau qui s'est échappé dans la réserve en 2008. «Tous les médias se sont précipités ici avec leurs hélicoptères et leurs antennes satellites, et l'histoire a fait le tour du monde. Pour un petit lion.»

L'ironie n'a pas échappé à Lisa Odjick. «Aux yeux du monde, ce lionceau était plus important que deux êtres humains. Car nous sommes des êtres humains aussi, vous savez. Nous avons des droits. Nous aimons nos enfants. Nous méritons d'être traités comme les autres.»

***

Tout renseignement pouvant contribuer à faire avancer le dossier de Maisy Odjick et Shannon Alexander peut être communiqué à la Sûreté du Québec: 1-800-659-4264

Une récompense de 10 000$ est offerte pour tout renseignement pouvant aider à élucider le meurtre de Tiffany Morrison. Communiquez avec les Peacekeepers de Kahnawake: 450-632-6505

Source: cyberpresse
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Re: Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar NowKoala » Mer 25 Avr 2012 03:32

le cerveau humain est tellement complexe...

les tueurs en séries évoluent comme nous, nous évoluons aussi, eux se documentent pour ne pas être tracés par la police, accentuent leurs envies et passent ensuite à l'acte...
et ils évoluent en fonction de la société aussi.

ça m'fait penser que nous sommes tous des meurtriers en séries, nous tuons les bêtes, nous les mangeons et ce depuis des siècles c'est entrer dans la norme pourtant ce sont des êtres vivants mais on a moins de scrupules.

tiens autre chose, il y a aussi l'homosexualité, qui avant était considéré comme contre-nature maintenant c'est entrer dans la norme, le sado-masochisme commence doucement à s'installer dans notre société, et peut-être qu'un jour les meurtriers seront considérés comme des "sauveurs" lol

brouuhou ça m'fait peur
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Re: Un nouveau type de tueur en série ?

Messagepar lankou56 » Ven 20 Fév 2015 01:23

juste un an ... c'est grave
il y a un film tiré d'une histoire vraie un peu dans le même genre qui s'appel COMPLIANCE .
Un homme embobine des gens mais par téléphone.
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