Avez-vous déjà vécu ces sensations étranges de « déjà vu » ?
Ces instants poignants ou le temps semble « bouclé », soudainement achevé par la redondance d’une action que vous savez faire pour la 1ere fois mais dont votre esprit se souvient lui, déjà.
Avez-vous déjà vécu l’émotion de reconnaitre un lieu que vous ne connaissez pas pour n’y être jamais allé?
Il s’agit parfois d’un endroit, d’une ville, voir d’une langue étrangère, jusqu'à un bijou, un tableau, une voix, un visage.
Avez-vous déjà ressenti le poids de votre corps en le quittant quelques instants ?
Lors d’un malaise vagal, d’une anesthésie locale ou générale, d’un accident ou tout simplement au cours d’une vive émotion.
Ces questions ne sont pas anodines, je cherchais à dire vrai la meilleure façon de vous ancrer dans le sujet sans vous faire fuir, vous faire peur, ou délié le cynisme avant la réflexion à cause d’un synopsis trop franc.
Je, que dis-je, nous souhaitons vous parler d’un sujet qui nous tient à cœur. Nos expériences ne sont en rien semblables, sauf une peut être, et n’ont pas toujours été concluantes. Néanmoins elles n’ont pas été des échecs total non plus car sur le sujet, nul ne peut se targuer d’être un as du « volant ».
Parler « d’expérience de sortie astrale » m’agace, et ce depuis toujours. Parce que je trouve le terme faux. La aussi, comment pourrais trouver un terme faux pour quelque chose de conceptuel pour les plus ouverts d’esprits et de complètement fantasmagorique pour les plus cartésiens ?
Ainsi j’ai décidé depuis longtemps d’appeler ce monde étrange le monde de « l’éther ». J’aime ce mot, il dépeint à merveille la délicatesse et la chrysalide éphémère de l’état, et du « lieu ». J’ai découvert bien plus tard que Tesla l’utilisait aussi, mais lui pour parler de l’éther « cosmique » bien… nous avons du être séduit par la même impression de mousseline de soie que dégage le mot et j’ai toujours pensé que Tesla en savait bien plus qu’il n’a bien voulu le dire, ou que nous n’avons su comprendre….
Bref…
Je tergiverse trop, je vous perds en court de route, je me recentre et vais de ce pas vous parler de l’éther.
Quand ai-je commencé ces sorties, je ne m’en souviens pas. Je me souviens par contre du jour ou j’en ai pris conscience.
J’avais 16 ans je crois, ou 17, cela ne fait pas si longtemps pourtant je ne saurais le dire avec certitude. J’avais découvert depuis quelques mois un artiste exceptionnel que je ne me lassais pas d’écouter, c’est bien simple, je ne pouvais pas m’endormir sans.
Ainsi j’avais pris pour habitude de mettre l’album « Grace » de J.Buckley chaque soir à l’heure du coucher. Je pense que j’ai du assimilé sa musique à cette douce torpeur qui nous envahie lorsque le sommeil nous happe. Un soir, cantonnée dans ma chambre avec mes révisions du BAC, je pensais nostalgique à mon copain qui lui s’amusait en ville alors que moi j’étais la encerclée par des livres, des notes, des papiers et du stress.
Pour me calmer, j’ai enclenché « Grace » la chanson, dont j’étais absolument accro (presque 10 ans après j’en suis toujours dingue) et soudainement j’ai ressentis le besoin de m’assoupir au du moins de m’allonger sur le lino… (Mon lit était à 20 cm). Je me suis donc allongée (je dénigre rarement une intuition) et je suis « partie ».
Il ne s’agissait pas de sommeil, plutôt d’un nouvel état de conscience. Je savais que je ne dormais pas puisque je pouvais influer de manière physique dans un monde parallèle à celui dans lequel j’évoluais habituellement. Bizarrement ça ne m’a pas plus choqué que ça, ça m’a même rappelé des souvenirs d’enfance heureuse, et tandis que j’étais pleinement consciente de mon état j’ai pensé à mon copain (oui, une pensée parasite).
Si j’avais su la ou elle allait m’emmener cette pensée la… Et voila que je « me lève » mon corps reste endormi sur le lino, mais pas « moi »… c’est très difficile à décrire comme sensation. Enfin bref, me voila qui « descend » l’escalier, « ouvre » la porte d’entrée et me casse en rigolant comme une perdue de la bonne blague et du magnifique pied de nez fait à mes parents comme à mes révisions.
Je me mets à suivre un « chemin ». Je pensais à mon copain, et un chemin invisible me guidait jusqu’à lui. Il faisait sombre dehors, je me souviens avoir adoré ca. Puis, je l’ai retrouvé, du moins je les ai retrouvés. Ma première vraie sortie m’a fait mal au moral.
A mon réveil « précipité » dira t’on, je n’ai pas eu le gout d’être enthousiaste car j’avais été trahie, et les paroles de J.Buckley collait trop bien à ce que j’avais vu, mon copain avec une autre fille que moi. J’étais en colère, mais, comment vérifié si ce que j’avais vu était réel ?
On va dire que j’ai eu de la chance (ou pas) par la suite lorsqu’un ami à moi s’est permis d’être franc et de préserver mon amitié au profit de celle de mon copain en me racontant toutes les petites incartades de celui-ci (dont il se vantait l’idiot) et figurez vous que celle que j’avais vu, si précise et fourmillante de détails, m’a été racontée aussi fourmillantes de détails par mon pote qui y était (soirée de hippy dehors ou en plus il y avait blinder de monde).
Donc, tout était vrai. Ce que j’avais vu s’avérait réel. Ca file une claque au niveau des possibles. Par la suite, à chaque fois que j’étais sous le joug d’une émotion vive, j’enclenchais la musique, et à chaque fois je déboulais « ailleurs ». Depuis je me suis entrainée, j’ai eu un pote d’expérience, on se retrouvait dans des lieux insolites et puis je l’ai perdu, et puis j’en ai rencontré un autre.
Je vous souhaite à défaut de le croire, au moins de le vivre, car il s’agit d’une expérience bien singulière. Ne plus avoir le poids de son être physique est en soi une petite révolution agréable, mais se balader et « rencontrer » des gens du monde entier dans un « monde différent » est extraordinaire.
A présent j’invite mon pote de barroudage étherique à prendre la parole, je pense que notre première (et à l’heure d’aujourd’hui la seule concluante dans l’éther) rencontre valait son pesant d’or et je lui laisse donc la conter, j’en profite seulement pour saluer sa patience et sa ténacité, et pour le remercier de me supporter sur le long terme (big up bro).
Lison
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Hello !
Mon expérience concrète est un peu plus succincte. Cela dit, il y a bien un début à tout, n'est-ce pas ? Voici quelle est-elle.
Cela fait maintenant environ 15 ans que j'ai eu vent de ce qu'est l'ether, ou plus communément appelé astral. J'ai tout un tas de théories et d'idées sur ce qu'est cet environnement, mais finalement, qu'en sais-je vraiment ?
Après des années de vaines tentatives, ce n'est que récemment que j'ai réussi à obtenir un résultat digne de ce nom. A force d'échanges avec Lison tout au long de cette année 2011, et d'une motivation regagnée, je suis parvenu à la fin du mois d'Aout à entrevoir ce qu'est l'ether par mes propres moyens.
Allons au plus simple, je vais vous exposer ma manière de procéder (si Lison fut capable de s'y glisser naturellement ce n'est donc pas mon cas), ainsi que ce que j'y ai vu.
Pour y parvenir, nul besoin d'intégrer de concept qui pourrait taquiner le scepticisme usuel, il suffit de savoir faire fonctionner son imagination, et de savoir... dormir. Ce qu'à priori tout le monde sait faire, hein !
C'est le soir, au moment de m'endormir, que je m'y essaye. Yeux clos, plutôt que de me laisser aller au sommeil, je m'efforce de rester éveillé, alors que je ne fais plus un mouvement.
Ici intervient la 1ère difficulté : parvenir à suffisamment se détendre mais ne pas s'endormir
Ensuite vient le jeu d'imagination. Je visualise mon environnement immédiat, ma chambre, je la modèle dans ma tête le plus précisément possible. Puis je m'accroche à un détail particulier, les écrans de mon pc le plus souvent.
La 2nde difficulté est de ne pas laisser dériver ses pensées, ce qui mène quasi invariablement à l'endormissement. Il faut parvenir à se laisser glisser dans le sommeil tout en gardant une même idée fixe volontairement, mes écrans de pc en l'occurrence.
C'est entre l'éveil et ce qui serait normalement l'inconscience, le sommeil, que tout se joue. Assez brusquement, la conscience refait pleinement surface en même temps que la vision de ces écrans de pc et de ce qu'il y a autour se détaille.
A ce stade, je pense bien être dans l'ether, je vois ce qui est, à un détail près. Mes 2 écrans sont pratiquement tout le temps allumés, sauf quand je sors ou vais dormir, or quand je me retrouve devant de cette manière, je les vois allumés alors que je les imagine éteints, tel qu'ils le sont sur le moment... Je suppose que l'inconscient joue un rôle dans ce je perçois.
Ce n'est donc pas trouble comme pourrait l'être une rêve, mais au contraire complètement clair et détaillé, bien plus encore que lorsque vous voyez avec vos yeux. Pour vous donner un exemple, c'est un peu la différence entre la qualité d'image d'un écran à tube cathodique d'une vieille télé et la HD d'un écran récent, bien qu'avec cette comparaison on soit encore loin de l'impression que ça donne.
J'ai réussi à me "projeter" ainsi une 15aine de fois environ sur 3 mois. Ca ne durait à chaque fois guère plus d'une ou deux secondes, d'où le terme de "flash" que pourrais utiliser pour les décrire. Après une de ces projections suit toujours un sentiment d'inconfort plus ou moins violent. Comme lorsque l'on essaye de s'endormir et que l'on "rate une marche".
Nouvelle difficulté : pour se maintenir dans cet état, il ne faut pas se laisser gagner à la surprise "Hey, excellent, j'ai réussi !!"... c'est retour illico "dans sa tête" :p
Jusqu'en cette fin de mois d'Aout où je suis allé un peu plus loin. A la suite d'un de ces flashs, je me suis agacé de systématiquement me retrouver à contempler ces écrans, je voulais faire autre chose. Le simple fait d'y penser m'y a amené, je suis passé de ces écrans au rebord de ma fenêtre. J'étais dehors, à contempler les toits d'en face.
1er sujet d'étonnement, j'y voyais parfaitement alors qu'à cette heure (approximativement 1 heure du matin) il y faisait nuit noire. Comme lors d'une aube sans la luminosité ambrée du soleil, sans non plus le moindre recoin d'ombre.
A la recherche de cette source de lumière, je scrute le ciel. Faute de trouver réponse à mon interrogation, mon "regard" (si je puis dire) se pose sur les nuages. De gros nuages sombres.
Comme je le disais, la netteté du plus petit des détails est absolument saisissante. Plus j'observais ces nuages, plus ceux-ci se précisaient, j'en distinguais sans effort les plis et nuances de gris.
Ajoutez à cela que la vision n'est pas limitée comme le sont nos yeux, mais panoramique, il n'y a pas d'angle mort. Je me suis retrouvé à contempler une mer de nuages qui m'a paru terrifiante...
Suite à ce choc, je me suis de nouveau retrouvé dans mon lit avec le sentiment inconfortable de non plus avoir raté une marche mais dévalé l'escalier.
Voici donc quelle est mon expérience de l'ether. Car depuis, je n'ai plus réussi, si ce n'est un simple petit flash à m'imaginer observer ma main. Mais pas plus.
J'ai rédigé ce récit, tant pour appuyer et soutenir Lison dans sa démarche de vous dévoiler ce qu'est l'ether et sa réalité, que pour me remémorer la marche à suivre.
Peur des nuages, nan mais vraiment !!... Si je parviens à de nouveaux résultats, je pourrais vous en faire part, ma foi !
Et voila, à vous la parole
Nikbis
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