
Le ropen.
Il existe des dizaines de langues parlées en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et il semble que l'animal ait plusieurs noms: dans le monde de la cryptozoologie, on l'appelle communément le ROPEN, mais il est aussi connu sous les noms de DUWAS, SEKLOBALI, KUNDUA et WAWANAR, tous des mots tirés des langues autochtones de la PNG.
On croit aussi qu'il existe deux espèces de ropen, l'une étant plus petite que l'autre. L'espèce plus petite serait plutôt concentrée dans la région de l'île Manus.
Certains chercheurs en cryptozoologie croient que les individus plus petits qui ont été aperçus ne sont que la progéniture de l'espèce, appelée à grandir. Ces mêmes chercheurs croient que, cette espèce animale étant territoriale, un individu plus âgé habiterait l'île Umboi.
Description physique du ropen
On dit que la variété la plus grande du ropen a une envergure d'un peu plus de 7 mètres, et la variété la plus petite aurait une envergure d'ailes de environ 1 mètre.
L'animal serait nocturne, mais il est parfois aperçu en plein jour. Sa nourriture se composerait de poissons, de charogne, et peut-être de coquillages.
Sa tête est munie d'un long bec, un témoin la décrivant comme celle d'un crocodile, d'autres témoins parlant du pélican. On rapporte parfois un bec muni de dents. Plusieurs témoins parle d'une sorte de crête sur la tête. Le cou serait long, rappelant un reptile.
Le ropen n'a pas de plumes. Ses ailes sont faites de cuir, comme celles d'une chauve-souris. On rapporte qu'il y aurait des sortes de "mains" sur les ailes, à la mi-longueur. Certains témoins parlent de "poil" sur l'animal.
La queue serait aussi longue que l'envergure d'une aile. Elle serait terminée par une excroissance. Certains témoins parlent d'une "forme en diamant". Les témoins expliquent que la queue ne peut pas bouger. Seule la partie connectée au corps peut bouger, le reste de la queue demeurant droit. (on retrouve cette particularité chez certains ptérosaures...)
Il y aurait des bosses le long de sa colonne vertébrale, sur le dos, sur la queue et sur le cou.
La couleur du ropen varie un peu selon les témoignages. Certains témoins disent qu'il est brun, d'autres décrivent un beige tirant sur le rouge. D'autres témoignages tendent vers des couleurs foncées, un témoin ayant même décrit un gris foncé avec des taches bleues. Finalement, d'autres témoins parlent d'un beige avec des taches sombres.
La créature aurait été aperçue plusieurs fois accrochée au tronc d'un arbre dans une position verticale, rappelant alors une forme humaine. (cela pourrait expliquer pourquoi certains la comparent à un homme, voir aussi le cas en Indonésie, un peu plus bas.)
La particularité la plus étrange et la plus frappante du ropen reste sa capacité à luire dans le noir. Le ropen émettrait une lumière pendant 5 à 6 secondes. Il serait aperçu ainsi au-dessus de la mer, et on croit que la lumière pourrait servir à attirer les poissons dont le ropen se nourrit. On voit parfois la lumière du ropen dans d'autres circonstances, comme en vol au-dessus de la terre. Environ 90% des témoignages de ropen concernent sa lumière.
Les témoins
-Duane Hodgkinson
En 1944, Duane Hodgkinson, un G.I. américain, était en service à Finschafen, Nouvelle-Guinée, avec l'armée américaine. Il a fait de nombreuses expéditions dans les forêts aux alentours, accompagné d'un guide australien. Lors d'une de ces expéditions, il dit avoir aperçu un "ptérodactyle" (c'est le terme qu'il utilise). "Le ptérodactyle a pris son envol à partir du sol, et a ensuite décrit des cercles au-dessus de nous et sur le côté, nous donnant la chance de bien apercevoir son profil, nous montrant parfaitement son long bec et l'appendice qui part de l'arrière de sa tête."
Duane Hodgkinson mentionne la grosseur de l'animal. "C'était gros! J'ai un avion Piper Tri-Pacer qui a une envergure de 26 pieds, et l'animal me semblait être de cette taille. La fréquence de ses battements d'aile était d'environ un battement à toutes les 1 ou 2 secondes. À chaque battement, nous entendions un fort bruissement "swish, swish", et les plantes et buissons placés à l'endroit d'où il a pris son envol courbaient par le déplacement d'air."
Duane Hodgkinson
-La carte marine de 1595
Selon James B. Sweeney, de son livre A Pictorial History of Sea Monsters, paru en 1972, il existerait une étrange carte marine datant de 1595 qui avertirait les marins des rencontres possibles avec des monstres marins. La carte montre deux créatures volantes au long cou, avec une crête sur la tête, des ailes à nervures, et de longues queues (divisée à son extrémité, comme une nageoire). L'une des deux créatures a des bosses sur le dos. Ces deux monstres volent au-dessus de la Nouvelle-Guinée sur la carte.
-Les missionnaires
Depuis la seconde guerre, plusieurs missionnaires sont allés vivre dans cette région du monde. Certains d'entre eux ont rapporté avoir aperçu des ropens, particulièrement lors de cérémonies d'enterrement. Les grands reptiles semblaient intéressés par les corps humains qui n'étaient pas, à l'époque, mis dans des cercueils.
-Carl E. Baugh et Jim Blume
Carl E. Baugh, du Creation Evidence Museum, accompagné du missionnaire Jim Blume, a observé une créature à l'aide d'un monoculaire, et ils auraient pris une photo de traces de pas étranges qu'ils ont trouvés dans le sable le lendemain.
-Le couple australien
Un couple australien aurait aperçu un lézard volant d'une envergure se situant entre 30 et 50 pieds (entre 9 et 16 mètres), au-dessus de Perth.
-Autochtones
Les autochtones de la PNG voient régulièrement le ropen.
Parmi les témoignages les plus troublants, on raconte qu'un homme aurait trouvé une créature endormie sur la plage, et qu'il se serait fait tuer alors qu'il tentait de la capturer avec son filet de pêche. Un autre décès serait survenu alors qu'un homme se serait fait attaquer par un ropen dans son jardin. Plusieurs villageois, alertés par les bruits, se seraient rendus sur place pour apercevoir la créature manger le corps de l'homme.
On rapporte aussi des sculptures rappelant le ptérosaure dans l'art des autochtones de la PNG.
-Les sept autochtones
Un groupe de sept jeunes autochtones auraient aperçu un ropen de près en 1994. Trois d'entre eux, Gideon Koro, Wesley Koro, et Mesa Agustin, ont été interviewés par des occidentaux à plusieurs reprises, et on parle souvent de leur témoignage dans les articles sur le ropen.
Leur témoignage est particulièrement intéressant car ces autochtones connaissent bien les créatures comme les roussettes (une sorte de chauve-souris), et il est impossible qu'ils aient pu confondre les deux.
Mesa, Gideon et Wesley
-Jonah Jim et Jonathan Ragu
Deux autres autochtones qui ont été témoins d'un vol de ropen en 2001, ont été interviewés par des occidentaux: il s'agit de Jonah Jim et de Jonathan Ragu. Une collection de 34 silhouettes d'animaux en vol leur ont été montrée (oiseaux, chauve-souris, etc.), et ils ont sélectionné la même: il s'agissait de la silhouette d'un Sordes Pilosus, une sorte de ptérosaure. Jonah Jim estimait l'envergure du ropen qu'il a vu entre 6 et 7 mètres.
-Maikel
Maikel, du village Opai sur l'île Umboi, a été témoin d'un phénomène qui s'est produit plus d'une fois dans l'histoire des autochtones de l'île. La particularité de Maikel est certainement d'avoir raconté son histoire à une caméra occidentale!
Maikel a été témoin en 1949 d'une étrange lumière se rapprochant d'un lieu de scépulture, dans le village de Gomlongon. À cette époque, il était pratique courante de recouvrir les morts de feuilles (et non de les mettre dans un cercueil). Le lendemain, les villageois sont allés voir la scépulture pour s'apercevoir que le corps de l'homme était manquant. Les autochtones croient que les ropens viennent parfois voler les cadavres humains pour les amener plus loin, dans la montagne, et les dévorer.



